Pour essayer de faire face à la propagation mondiale du virus de la grippe porcine, les ministres de la santé arabes ont émis une recommandation selon laquelle il serait interdit aux personnes âgées (65 ans et plus), aux enfants (12 ans et moins), aux femmes enceintes et personnes atteintes de maladies chroniques graves d’accomplir la Omra et le Haj cette année.
A signaler que le Maroc n’a pas encore entériné cette recommandation et comment pourra-t-il le faire lorsque 15% de nos pèlerins dépasse la barre des 70 ans sans compter les innombrables cas de diabètes, d’hypertendus, d’asthmatiques,… Une telle décision aurait des effets que je n’ose même pas imaginer, mais bon, s’il le faut..
Je voudrais donc saisir l’occasion pour partager avec vous une constatation que j’ai faite : les marocains attendent d’être « vieux » pour accomplir le Haj..
Hormis les 15% cités plus haut, je ne dispose pas de statistiques précises sur la pyramide des ages de nos Hajjis, mais de visu, la proportion de personnes âgées parmi les pèlerins marocains, comparée à celle des autres pays, a interpelé plus d’un. De ce fait, les autorités gouvernementales chargées des affaires islamiques sont invitées à mener réflexion afin d’expliquer le phénomène.
Sincèrement, je ne suis pas contre le pèlerinage des personnes âgées, d’ailleurs j’en est vu des heptagénaires ayant fait l’aller-retour Mina-Arafat à pied, soit une vingtaine de kilomètres en une journée! Mais soyons réalistes, pour profiter pleinement de son voyage, il faut être en possession de ses pleins pouvoirs physiques et morales car soyez en sûr, le pèlerinage est loin d’être une partie de plaisir (au sens s physique du terme).
Encore une fois, je ne dis pas cela pour décourager, mais je pars de ma propre expérience car arriver à endurer cette épreuve sans la moindre faiblesse ni mécontentement apparent.. Eh bien, Il faut le faire!
Le Haj est le cinquième pilier de l’Islam, il est dit dans le Coran qu’il n’est obligatoire que si la possibilité, physique, morale et financière, de l’accomplir est acquise. Il est donc vivement recommandé pour toute personne en possession de cette possibilité de se presser de l’accomplir obéissant au hadith du prophète (saw) : [Empressez vous d'accomplir le Haj avant que vous n'y soyez empêchés]
Non ce n’est pas l’encéphalogramme de Simpldespry en train de réfléchir..
Ni les cours du pétrole à Wall Street..
Non.. Non ce n’est pas ce que vous pensez non plus!
Connaissez-vous le service Google trend?
Google Trends est un outil issu de Google Labs qui permet de comparer et analyser l’usage, la fréquence et le comportement des mots clés tapés sur le moteur de recherche Google. Il peut classer ces données suivant le pays, la ville, la langue, l’année,…
Vous l’avez donc compris, le graphe en haut est en relation avec ce Google trend.
Figurez vous que je me suis mis à m’amuser avec cet outil en tapant toutes sortes de mots clé pour découvrir quel pays s’intéresse le plus à tel mot clé, par exemple, ou en quelle période est plus propice pour telle expression,… exercice très ludique, je vous assure.
Hier, je me suis intéressé à l’un des mots clé le plus tapé sur les moteurs de recherche, il s’agit du mot « SEX », je me suis focalisé sur le Maroc et j’ai obtenu le diagramme qui figure en haut.
A priori, tout est normal.. Les marocains s’intéressent beaucoup au sexe sur le net, comme tout le monde d’ailleurs.. Mais lorsqu’on compare le précédant graphe à celui qui va suivre, et qui concerne cette fois le monde entier, une étrange remarque saute aux yeux!
Dans le premier diagramme on remarque l’existence de chutes brutales périodiques du trafic, qui reviennent chaque année et qui durent, à chaque fois, l’espace d’un mois…
Qui est ce qui fait que les Marocains perdent subitement d’intérêt vis-à-vis du sexe sur le net?
Mystère!
Et parce que je suis gentil, je vais vous donner un indice: Si je vous dis que nous vivons actuellement l’une de ces périodes de chute (cf. extrémité droite du diagramme)
Aujourd’hui je voudrai dénoncer une arnaque appelée « Internet à la carte », fourni par l’opérateur marocain Wana. En payant 200 DH par mois, on vous promet un débit de 1 Mo/s.. En réalité, et la plupart du temps, c’est à peine si vous arrivez à 10 Ko/s… « Passez à la vitesse supérieure » qu’ils disent.. Mon œil!
Ce slogan me rappelle une comédie égyptienne dans laquelle le héros voulait faire un voyage. Il a avait le choix entre une voiture, une moto, une bicyclette,.. il a enfin opté pour une charrette manuelle en lançant : « Pas le temps, faut que je prenne le moyen le plus rapide!«
Vous l’avez compris, Internet par Wana est la charrette en question!
Pire encore, depuis plusieurs semaines, parait-il que la charrette a perdu ses roues du coup, je n’arrive plus à lire quelques blogs parmi mes favoris.. Désolé mamadomi et Nasser si je ne vous rend plus visite comme avant.
Bien..
Mon sac étant vidé, je retourne à mon hibernation cérébrale..
Je ne suis pas paranoïaque et je ne veux pas être alarmiste, mais le virus H1N1 a bel et bien traversé les frontières du Maroc. Certains jurent l’avoir vu se promener à corniche de Casa, vêtu d’un Jabadore brodé et d’une Belgha fassia.
Officiellement, on déplorerait, à l’heure qu’il est, pas moins de 5 cas confirmés, nombre appelé à la hausse avec le début de la période de retour des ressortissants marocains résidents à l’étranger.
Il est vrai aussi que les cas enregistrés jusqu’à maintenant sont d’origine externe, cependant, il ne se passera pas beaucoup de temps avant de dénombrer des cas made in Morocco. C’est une réalité qu’on ne peut malheureusement plus nier : Le virus de la grippe A est parmi nous, ce n’est plus discutable, la question qui se pose maintenant est : Y sommes-nous bien préparés?
Premier leçon à retenir : Le contrôle des aéroports, et malgré sa nécessité, s’avère défaillant, spécialement lorsque le virus est dans sa phase d’incubation et que les symptômes de la maladie ne se sont pas encore manifestés.
De l’avis des experts, cette maladie virulente, et malgré la rapidité de son expansion, n’est généralement pas mortelle. Le Tamiflu, seul traitement disponible à ma connaissance, est assez efficace pourvu qu’il soit administré dans les premières phases de la maladie.
Deuxième leçon du jour : La rapidité du diagnostic ainsi que la disponibilité du traitement en quantités suffisantes et accessibles sont les seules armes à notre disposition dans la lutte contre ce fléau.
La grippe porcine possède les même symptômes qu’une vulgaire grippe : fièvre, fatigue, migraine, toux, maux de gorge, éternuements, sécrétions nasales,… Les personnes les plus touchées par cette pandémie se situent dans la tranche d’age 25 à 45 ans, des sujets qui étaient pourtant en bonne santé avant d’être contaminés. Elle se transmet par contact avec des sécrétions contenant des particules virales, c’est-à-dire par la toux ou des éternuements de personnes atteintes.
Troisième et dernière leçon : Personne n’est à l’abri de la contamination, de complicationsgraves ou du danger de mort liée à cette infection. Et dans l’attente d’un vaccin efficace, la prévention reste, et de loin, la meilleure approche à suive en espérant que ce virus évolue vers une forme moins nocive.
D’abord parce que le parti pour lequel j’ai voté n’a eu aucun siège, ensuite ce sont les même figures qui sont, encore une fois, réélues!!!
Et pourquoi ça ne m’étonne pas autant?
Peut être que c’est pour cela que j’ai voté en faveur de ce parti, par compassion, je dirais.. je ne connais rien de son programme politique, je ne connais même pas la personne mise en tête de liste.. Mon vote était peut être contestataire, aucun des candidats présents ne me satisfaisait et d’ailleurs deux jours avant le vote j’ai été sûr de voter nul, la décision de voter valide ne m’ai traversé l’esprit que peu avant de mettre la feuille à l’urne. Bref, pour moi, l’opération de vote n’était qu’une perte de temps.
Beaucoup de gens que je connais n’ont pas voté, soit qu’il n’ont pas jugé utile le déplacement, soit qu’il n’ont pas leur carte d’électeur
Sur la télé on a parlé d’un taux de participation avoisinant les 51%, moi je dirais que c’est un chiffre biaisé qui mérite correction :
Selon les statistiques (elle aussi sûrement biaisées) du ministère de M. La7limi, le Maroc compte plus de 20 millions d’électeurs potentiels dont seul 13 millions sont inscrits sur les listes électorales, ce qui nous fait prés de 45% de personnes exclues, dès le départ, de l’opération de vote.
Il nous reste donc 65% comme taux d’inscription électorale..
Ensuite, et selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 51% des personnes possédant une carte d’électeur ont voté.. donc 51% de 65% ça nous fait à peu près 33%, c’est le taux de participation théorique..
Maintenant je ne connais pas exactement le nombre de votes nuls, mais je vais les estimer à 1 million (refaites le calcul vous même si ça s’avère être autrement) nous allons retrancher ce chiffre des 33% ce qui donne un taux de participation réel de 28%..
NB: si vous n’arrivez pas à suivre mes calculs, sachez que c’est entièrement la faute du ministère de l’éducation.
Continuons si vous le voulez bien mais je dois vous averti que pour la suite nous allons faire un peu d’extrapolations..
Observez bien les différents taux de participations afférents aux différentes régions du royaume, avez vous constaté quelque chose?
Voici quelques exemples pour mieux voir :
Rabat-Salé Zemmour-Zaer 44 %
Guelmim-Es Semara 68 %
Grand Casablanca 29 %
Tadla Azilal 58 %,…
Il parait claire que le taux de participation est inversement proportionnel au taux de la population urbaine de chaque région, autrement dit, ce sont les citoyens ruraux qui ont voté le plus (cette constatation se confirmera plus lorsque nous aurions les résultats définitifs des taux de participation par commune).. et l’on sais que dans le monde rural les gens se sentent « obligés » de voter vu la structure sociale tentaculaire faisant que les candidats ne sont autre que des proches membres de la famille. Le vote, dans ce cas, n’est pas un vote de conviction, mais plutôt un vote de complaisance ou de devoir du sang. Par conséquent, et si l’on retranche les votes « obligés », le taux de participation volontaire serait de 15% tout au plus..
Poussons les choses à l’extrême..
Parmi ces 15% qui ont voté volontairement (3 millions environ), combien ont-ils voté en connaissance de cause? je veux dire en connaissance du programme politique (tant sur le plan économique, social, urbanistique,…) du parti pour lequel ils ont voté?
Pas beaucoup je dirais, et si vous doutez de mes dires, essayez de lire quelques programmes politiques, vous allez vite vous rendre compte qu’ils sont aussi incompréhensibles que similaires les uns aux autres.. Et puis, ne me dites pas qu’il y est quelqu’un qui a lu, compris et comparé les programmes politiques des 30 partis qui ont participé aux élections avant de prendre la décision de voter à droite ou à gauche, en haut ou en bas!!
Si l’on apporte une dernière correction à ce fameux taux de participation, nous n’aurions pas plus de 5% qui se sont inscrits et qui ont voté valide, volontairement, par conviction et en connaissance de cause!
Je sais.. 5% ce n’est pas représentatif.. Peut être bien que la démocratie n’est pas faites pour nous, après tout..
Les élections communales s’approchent et avec elles, les différents chantiers d’infrastructure s’activent.. C’est testé et approuvé : Au Maroc, c’est le bitume qui fait gagner les élections!
Mais même en dehors des compagnes électorale, nos villes et villages demeurent des chantiers qui n’en finissent jamais, il y a toujours un peu bitume à refaire, par-ci quelques canalisations à poser par là, du carrelage à renouveler ici, des lignes téléphoniques à enterrer là-bas… Bref, il y a toujours un chantier quelque part dans nos quartiers avec parfois une petite pancarte qui remercie nos compréhension et coopération.
Ce phénomène reflète un problème structurel à la base..
Notre gestion de la chose locale manque cruellement de vision à long terme. En effet, et mis-à-part quelque cas particuliers, toutes nos villes se développent à l’aveuglette dans une anarchie dont les ficelles sont tenues par de puissants lobbys de l’immobilier.
Cette myopie chronique est dicté par le fait que la gestion des affaires locales est rythmée par la période électorale de quatre ans. Ainsi, tout conseil local fraichement élu, ballait d’un coup les projections de son prédécesseur et établit sa propre politique de « développement » échelonnée sur les seules quatre années qui constitueront son mandant.
Résultat, une mauvaise gestion obligée de repartir à zéro à chaque échéance électorale.
Ce phénomène est le fruit amère d’une mauvaise organisation..
Il est rare chez nous, dans n’importe quel domaine, de connaitre qui fait quoi ni quand ni comment il le fait.. Cette manière de faire nuit à la transparence, entrave le bon suivi des projets et ouvre la porte à l’impunité.
Et malgré les avancés réalisées, avouons-le, dans les procédures d’octroi des marchés publics, il persiste quelques élus locaux qui s’allient à des entrepreneurs sans conscience sous la bonne couverture de quelques hauts fonctionnaires sans scrupule pour nous pendre des prestations bâclées ne répondant à aucune des normes de qualité requises..
Conséquence, une malheureuse dilapidation de l’argent public, puisque le travail ainsi bâclé se trouve rapidement détérioré et appelé à être refait.
Nous sommes pris dans un cercle vicieux..
Le manque de vision lointaine couplé avec le flou organisationnel fait qu’au lieu de progresser, nous sommes en train de faire un pas en avant et deux en arrière.. au lieu de vivre le 21e siècle, plusieurs de nos villes et compagnes baignent toujours dans le siècle passé.. au lieu de programmer de projeter ou de planifier un futur meilleur, nous nous trouvons juste contraints d’allouer nos efforts à réparer les erreurs du passé.
Seulement, si les mêmes personnes responsables de nos maux se trouvent être les mêmes sur lesquelles repose notre salut, alors la cause est perdue d’avance.
Yes we can..
Je suis conscient de l’immense difficulté que représente la rupture de ce cercle vicieux, mais je saisis l’occasion des prochaines élections communales pour lancer un appel aux vives consciences de ce pays millénaire : faisant de ce rendez-vous un point de rupture avec les pratiques crapuleuses du passé, d’abord, en votant et en votant juste, ensuite, en développant une culture de de vigilance continue quant à l’usage de l’argent du contribuable.
Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement — Albert Einstein