Samedi, 2 janvier 2010

L’aïd c’est la fête..
Et la fête c’est la joie..
En Islam, il n’existe que deux fêtes annuelles, l’une appelée aïd Al-Fitr (fête de rupture du jeûne) et l’autre appelé aïd Al-Ad’ha (fête du sacrifice). Que ce soit pour l’une ou l’autre ..
La joie est d’abord une satisfaction
Car on ne peut vivre en paix avec soi sans être totalement satisfait des dons que Allah nous a accordés. Ceci implique deux choses essentielles :
- La satisfaction produit le bonheur à travers la quiétude ressentie lorsqu’on comprend que nous sommes entièrement pris en charge par Dieu et ce n’est donc plus la peine de s’inquiéter de ce qui va nous arriver;
- La louange des offrandes divines et le recueillement qui s’en suit ouvre la porte de l’abondance. [Et lorsque votre Seigneur proclama : "Si vous êtes reconnaissants, très certainement J'augmenterai [Mes bienfaits] pour vous. Mais si vous êtes ingrats, Mon châtiment sera terrible »] (Coran 14, 7)
L’aid est une occasion pour la reconnaissance, le recueillement et la louange. Il n’est nullement jour d’excès, d’excitation ou de libertinage!
une récompense..
Les deux « fêtes » n’ont donc pas la signification traditionnelle des fêtes communes, mais elles interviennent uniquement pour récompenser l’effort fourni lors de l’accomplissement de deux rites religieux faisant partie des cinq piliers de l’islam à savoir : le jeûne du Ramadan pour la première et le Haj (pèlerinage à la Mecque) pour la seconde.
Naturellement, celui qui n’a fourni aucun effort n’aura pas de récompense!
et un partage
On dit que la joie partagée est une joie double. C’est exactement le principe lors de l’aïd.
Ainsi il est obligatoire pour toute personne possédant plus qu’il n’en faut pour subvenir à ses besoins essentiels pendant le jour de l’aid Al-Fitr d’offrir la Zakat Al-Fitr (aumône) au plus tard le matin de l’aid afin que personne ne soit dans le besoin ce jour-là. De même, il est vivement recommandé de partager la viande du sacrifice de l’aid Al-Ad’ha en trois parts égales, l’une d’entre elle doit être donnée à ceux qui n’ont en pas et une deuxième est à offrir en cadeaux aux amis et proches.
Par conséquent, pendant les jours de l’aid, tout le monde a le droit d’être heureux dans un climat de partage mutuel.
A l’aïd, on mange bien..
Des études scientifiques montrent que la bonne nourriture est une source fondamentale de bonheur, en effet..
En Islam, il est obligatoire de jeuner le Ramadan, il y a aussi des jours pendant lesquels le jeûne est vivement recommandé et, en général, le jeûne est permis pendant toute l’année. Néanmoins, il est illicite de jeuner les jours de l’aïd, au contraire, les musulmans sont appelés à diversifier leurs plats et à savourer différents menus.
en famille!
Bien évidemment, on est plus heureux lorsqu’on est entouré de ceux qu’on aime,et dans ce sens, l’Islam encourage les liens familiaux et met l’accent sur l’entretien continu des liens du sang par des visites mutuelles périodiques surtout les jours de l’aid, pendant lesquels Silat Arrahim (entretien des liens familiaux) est doublement rétribuée
[ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse , et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement] (Coran 4, 1)
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Mercredi, 23 décembre 2009

Dés le début de la révélation, l’énergie du Prophète (ç) et de ses compagnons était dirigée vers la mémorisation du Coran et sa collection dans les cœurs et les poitrines des fidèles.
En effet, les musulmans s’attachèrent à sa récitation pendant les prières prescrites et lors des prières surérogatoires nocturnes, au cours de leur voyages et quand ils se fixaient, de jour comme de nuit. Il y avait une armée de mémorisateurs ; des masses de musulmans qui récitaient le Coran au cœur de la nuit et à tous les moments de la journée.
Le prophète (ç) les encourageait en leur disant :
[Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui ont appris le Coran et l'ont enseigné aux autres ]
et..
[Celui qui récite le Coran avec habileté sera du rang des anges nobles. Celui qui récite le Coran en balbutiant et avec peine sera doublement rétribué]
(Hadiths rapportés par Al-Boukhari)
Néanmoins, leur attachement à sa mémorisation et à sa récitation ne les détourna pas de son inscription ni de sa consignation qui furent à la hauteur des instruments d’écriture et des moyens disponibles de leur temps.
Ainsi, le Messager d’Allah (ne sachant pas écrire lui même) engagea-t-il des scribes pour consigner la révélation. Certains étaient intérimaires et d’autres étaient consacrés à cette activité. Chaque fois qu’un passage du Coran était révélé, le Prophète leur ordonnait de l’inscrire tellement il veillait à son inscription et à sa consignation et par supplément de précaution et d’attention envers le Livre de Dieu — Exalté soit-Il — afin que l’inscription appuie la mémorisation et que l’écrit corrobore le verbe.
Ces scribes étaient parmi l’élite des Compagnons. On comptait parmi eux : Abû Bakr, Omar, Uthmân, Muâwiyah, Abân Ibn Saîd, Khâlid Ibn Al-Walîd, Ubayy Ibn Kaâb, Zayd Ibn Thâbit, Abdollah Ibn Saad Ibn Abi Sarh et d’autres.
Le Prophète leur indiquait l’emplacement du passage dans sa sourate respective. Alors ils l’y inscrivaient sur les supports disponibles que ce soit les feuilles de palmiers, les pierres plates, les peaux, les feuillets, les omoplates et les côtes. Puis, l’écrit était conservé dans le domicile du Messager d’Allah. Ainsi à la mort du prophète (ç) le Coran était-il compilé, non pas dans un livre relié, mais dispersé dans les différents supports sus-mentionnés.
On rapporte qu’Ibn `Abbâs dit : « Lorsqu’une sourate était révélée, le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui — faisait venir quelque scribe et disait : placez cette sourate à l’endroit où l’on dit telle et telle chose.«
On rapporte que Zayd Ibn Thâbit dit : « Nous avions pour habitude de colliger le Coran à partir des feuillets chez le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui« . Colliger le Coran à partir des feuillets c’est le fait de mettre chaque verset dans l’ordre dans la sourate correspondante sur les consignes du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui. Cet ordre était arrêté par Gabriel — paix sur lui. En effet, on rapporte que Gabriel — paix sur lui — disait : « mettez tel verset à tel emplacement« . Sans aucun doute, Gabriel ne s’exprimait dans ce domaine que sur les ordres d’Allah — Glorifié soit-Il — car il est le dépositaire de la révélation céleste.
Source : islamophile.org
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Dimanche, 20 décembre 2009

Al-Hijra (l’émigration du prophète Mohammad (ç)) est un tournant dans l’histoire de l’Islam, une renaissance, une belle métamorphose! Désormais on parlera d’avant et d’après l’émigration.
Ainsi, Yathrib est devenue Madina’t Arrasoul (la ville du messager) , Médine ou Madina en version courte.
Les tribus de Yathrib, jadis ennemies jurés, deviendront frères par la grâce de cette nouvelle religion.
Le Coran mecquois, axé sur le monothéisme et l’instauration de la foi via la description du jour dernier, du paradis, de l’enfer,… laisse la place au Coran médinois différent dans le style, le ton et qui est plus prescriptif établissant les bases fondamentales d’une société nouvelle.
La prière qui se faisait en cachette est devenue une pratique publique nécessitant un édifice public à savoir une mosquée. Et c’est justement la première chose que le prophète (ç) fit dans la banlieue de Médine en ordonnant la construction de ce qui va devenir la mosquée de Qoba’a, la première de l’Islam.
Dans ce même lieu, le prophète (ç) rassembla les fidèles pour la première prière du vendredi et leur prêche ce tout premier sermon :
« Ô gens, œuvrez pour vous-mêmes à l’avance.
Vous savez.. Par Allah! Il y ‘en aura d’entre vous qui mourra et qui laissera ses moutons sans berger.
Ensuite, son seigneur lui parlera, sans traducteur ni voile entre eux, et lui dira : « ne t’ai-je pas envoyé un prophète qui t’a transmis mon message? Ne t’ai-je pas offert richesse et grâce? Qu’as-tu accompli?«
Alors, l’homme se retournera à droite et gauche et ne voit rien puis regarde devant lui et ne trouve que l’enfer.
Que celui qui peut s’épargner l’enfer, même avec un bout de date, qu’il le fasse! Et celui qui ne trouve rien à offrir, que ce soit avec une bonne parole, car une bonne œuvre est récompensée dix fois autant et jusqu’à 700 fois même »
Ainsi, le prophète (ç) résuma-t-il le message qu’il porte et que tous les prophètes ont porté avant lui..
Nous sommes sur terre pour accomplir une mission, celle de se soumettre à notre Seigneur Créateur et Qui nous a donné tout ce que nous possédons afin de L’adorer Seul et sans associé.
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Mercredi, 16 décembre 2009

Nous sommes vers l’an 619..
Cela fait neuf ans que le Prophète (ç) annonçait et répétait le message d’Allah aux habitants de la Mecque, depuis qu’il avait été dévolu à sa mission. Seuls quelques 170 hommes et femmes s’étaient convertis à l’Islam.
En cette même année (appelé l’an de tristesse) le prophète venait de perdre sa femme Khadija et de son oncle Abou Tâlib qui, bien qu’il n’était pas converti à l’Islam, fut son plus grand soutien contre les supplices des Koraïchites.
Durant l’année qui suit, la persécution des infidèles s’intensifiât contre le Prophète et ses compagnons et maintenant, non seulement l’élite de la Mecque se mettait à le maltraiter, mais même les jeunes enfants s’y mettaient aussi. Cela est devenu insupportable
Il a donc décidé de se rendre à Taïf, seconde grande ville du Hedjaz où habitaient les Banou Sakif, un clan puissant par son nombre, dans l’espoir d’y obtenir un asile pour ses disciples.
En arrivant à Taïf, accompagné de son fils adoptif Zayd Ibn Hârithah, il rendit visite aux trois chefs de clan séparément, révéla à chacun d’eux le message d’Allah et leur demanda d’embrasser l’Islam. Non seulement ils refusèrent de l’écouter, mais ils le traitèrent avec orgueil.
Déçu de leur réponse, il décida de quitter la ville.
Cependant, au lieu de les laisser partir en paix, et de peur que cette visite ne puisse embrouiller leurs bonnes relations avec les mecquois, ils lâchèrent derrière eux les mauvais gamins du clan pour les lapider. Ils furent frappés de pierres au point que le corps du prophète était couvert de sang et ses souliers collés à ses pieds.
Quand ils furent éloignés de la ville, à l’abri de la populace, il pria ainsi :
« Ô mon Dieu, je me plains à Toi de ma faiblesse,de mon impuissance et du mépris que j’inspire aux gens.
Ô Toi, le plus clément des cléments! Tu es le Seigneur des affaiblis. A qui me confies-Tu? est-ce à ceux qui me détestent? Ou bien me laisses-Tu avec mes ennemis?
Si tu n’es pas fâchée contre moi alors je me soucie nullement de ce qui m’arrive, car pour moi Ton salut est plus vaste que tout.
Je cherche refuge auprès de la lumière de Ton Visage par laquelle Tu dissipes les ténèbres et redresse les affaires de ce monde et celles de l’au delà.
Fais que jamais je ne doive encourir Ta colère ou que Tu ne sois mécontent de moi.
Je ne cherche que Te satisfaire et il n’y a ni force ni puissance si ce n’est en Toi”
Aussitôt Allah lui envoya un ange. L’ange le salua et lui dit : « O Prophète d’Allah ! Je suis à ton service. Si tu le désires, je peux faire en sorte que ces montagnes qui surplombent la ville se rencontrent et écrasent tout sur leur passage. »
Le généreux Prophète (ç) lui dit ces quelques mots : « Même si ces personnes n’acceptent pas l’Islam, j’espère que, grâce à Allah, il y aura des gens de leur progéniture qui adoreront Allah et Le serviront»
Et il avait vu juste!
Réflexion n°: 254
Si Mohammad (ç) était un imposteur, pour quelle raison du monde aurait-il pu endurer ces calvaires?
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Mercredi, 2 décembre 2009

Après la récente interdiction de l’édification de nouveaux minarets en Suisse beaucoup de gens se posent la question de savoir si le minaret était indispensable à la mosquée. Retournons donc aux sources pour comprendre..
La mosquée du prophète (saw) [Al Masjid Annabawi] fut bâti juste après l’arrivée du prophète Mohammad (saw) à Al-Madina, appelée jadis Yathrib.
La bâtisse fut érigée en briques de terre, elle mesurait 35m de long et 30m de large soit une superficie de 1000 m² environ
Les murs faisaient 2m de hauteur et ne comportaient pas de fenêtres
Le toit, réalisé en feuilles de palmier, ne couvrait que la moitié de la mosquée
ET il n’y avait pas de minaret!
Lorsque Bilal (le mu’adhdhin qui faisait l’appel à la prière) voulait annoncer l’adhan (appel à la prière), il montait sur le toit de la mosquée ou sur le toit d’une maison voisine afin que sa voix puisse avoir plus d’élan.

Cette mosquée ne fut dotée de sa première Mi’dhana (minaret) que vers 88 à 91 de l’hégire, soit un peu moins d’un siècle après sa construction. Tandis que la première Mi’dhana de l’Islam fut probablement bâtie en Syrie vers l’an 50 de l’hégire.
La première fonction du minaret était de permettre que l’appel à la prière soit entendu le plus loin possible (Mi’dhana), ensuite elle a acquis d’autres rôles dont celui du poste de garde (Sawma’â), de phare (Manara) [origine très probable du mot "minaret"],…
De nos jours, les minarets ont perdu peu à peu leurs fonctions « pratiques » pour devenir symboliques et esthétiques.. Néanmoins, elles permettent de donner aux mosquées une identité les différenciant des constructions voisines, ainsi il suffit de lever la tête pour retrouver la mosquée!
L’architecture des minarets a aussi évolué avec le temps et l’on trouve actuellement des minarets de toutes les tailles, couleurs et formes.. Et chaque contrée islamique essaye d’avoir son propre caché architectural différent.
En guise de conclusion, le minaret ne fait pas la mosquée quoi qu’il lui donne de l’identité et charme, ce qui fait la mosquée, plus que tout, sont les fidèles qui y prient 5 fois tous les jours.
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