Mardi, 19 janvier 2010

En tout cas, ce serait l’avis du dénommé Abdullah Ibn Saâd Ibn Abi Sarh, après avoir regagné la Mecque fuyant Médine.
Il aurait dit à ses amis : « C’est moi qui dirigeais Mohammad là où je voulais. Il me dictait «Tout-Puissant et Sage» et moi j’écrivais «Omniscient et Sage». Alors, il disait: «Oui, c’est tout au même». »
Il aurait dit aussi : « Il (Mohammad) me disait «Écris tel ou tel (parlant du Coran)», moi je lui suggérais autre chose et il me disait: «Écris ce que tu veux!» » [1]
Qui est-ce donc Ibn Sarh?
Et comment a-t-il pu accuser Mohammad d’imposture?
Pour comprendre le fin mot de l’histoire, nous allons retourner un peu en arrière…
Adbdullah Ibn Abi Sarh est un Quraychite qui s’est converti à l’islam et a immigré au Prophète (ç) (ie à Médine). Il est devenu par la suite l’un des compagnons du Prophète (ç) et a gagné sa confiance jusqu’à devenir l’un des scribes de la révélation, puisque le Messager d’Allah ne pouvait transcrire le Coran lui-même.
Un jour le Prophète (ç) a sollicité les services de son scribe Ibn Abi Sarh pour transcrire les premiers versets de sourate Al-Mo’minin (les fidèles), ainsi Mohammad dictait :
[Nous avons certes créé l'homme d'un extrait d'argile, puis Nous en fîmes une Notfa (goutte) dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait de la Notfa une Âlaqa (adhérence); et de la Âlaqa Nous avons créé une Modgha (embryon); puis de cette Modgha Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons transformé en une tout autre créature.] (Coran 23, 12-14)
A ce moment, Ibn Abi Sarh emporté par l’émerveillement s’exclama :
[Gloire à Allah le Meilleur des créateurs !] (Coran 23, 14)
Le Prophète (ç) s’écria : « c’est exactement comme cela qu’il m’a été révélé! » [2]
Probablement c’est à ce moment-là que notre scribe fut pris de doute, je l’imagine se disant : « si ce que je viens de prononcer est du Coran alors, moi aussi je peux entendre la révélation divine, sinon, le Coran même ne serait que l’invention pure et simple de Mohammad (ç) et je peux en écrire pareil ».
Par la suite, il a apostasié, retourné à La Mecque et a commencé à lancer ses calomnies. (début de l’histoire)
A son sujet, Allah dit dans le Coran : [3]
[Et quel pire injuste que celui qui fabrique un mensonge contre Allah ou qui dit : "Révélation m'a été faite", quand rien ne lui a été révélé. De même celui qui dit : "Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu'Allah a fait descendre."] (Coran 6, 93)
Lorsque la Mecque fut conquise, le Prophète (ç) ordonne son exécution en châtiment de son crime, mais son frère de lait Othmane (le troisième calife de l’islam) lui a obtenu grâce auprès de Mohammad (ç). Il s’est donc reconverti à l’Islam et devenu l’un de ses grands hommes.
Ce personnage est décrit dans la littérature islamophobe comme étant le « génie » qui a démasqué le mensonge de la révélation coranique. Or, comment expliquer son repenti et retour à l’Islam demandant grâce et pardon? Comment expliquer le fait qu’il est seul à lancer ces accusations alors qu’il aurait pu prendre le Prophète sur le fait et devant des témoins?
Notant par l’occasion que la phrase qu’il vient de compléter, par pure coïncidence, s’inscrit dans un certain cheminement linguistique courant dans le Coran et serait assez « logique à deviner » pour lui, qui est habité à transcrire la révélation. Par conséquent je prône l’avis d’un excès de zèle qui aurait saisi l’homme suite à la lourde responsabilité qui lui incombait et qui s’est soldé, à la fin, par le remord et le repenti. D’ailleurs, plusieurs sources historiques, notamment At’Tabari, rapportent qu’il s’est reconverti à l’Islam bien avant la conquête de la Mecque, donc bien avant qu’il ne soit menacé de mort.
Maxime Rodinson, dans sa bibliographie « Mahomet« , raisonne que cela ne fait pas nécessairement de Mohammad un imposteur : peut-être s’est-il (Ibn Abi Sarh) dupé lui-même ; « le succès enfin venu, il se défiait sans doute moins de la Voix, qui de notre point de vue n’était que celle de son inconscient.«
- [1] « As’Sira Al-alfia » de son auteur Al-Iraqi
- [2] « Usoud Al-ghaba fî Ma’rifat As’Sahaba » de son auteur Ibn al-Athîr
- [3] Voir, par exemple, le Tafsir (exégèse) d’Ibn Al-Jawzi
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Mercredi, 2 décembre 2009

Après la récente interdiction de l’édification de nouveaux minarets en Suisse beaucoup de gens se posent la question de savoir si le minaret était indispensable à la mosquée. Retournons donc aux sources pour comprendre..
La mosquée du prophète (saw) [Al Masjid Annabawi] fut bâti juste après l’arrivée du prophète Mohammad (saw) à Al-Madina, appelée jadis Yathrib.
La bâtisse fut érigée en briques de terre, elle mesurait 35m de long et 30m de large soit une superficie de 1000 m² environ
Les murs faisaient 2m de hauteur et ne comportaient pas de fenêtres
Le toit, réalisé en feuilles de palmier, ne couvrait que la moitié de la mosquée
ET il n’y avait pas de minaret!
Lorsque Bilal (le mu’adhdhin qui faisait l’appel à la prière) voulait annoncer l’adhan (appel à la prière), il montait sur le toit de la mosquée ou sur le toit d’une maison voisine afin que sa voix puisse avoir plus d’élan.

Cette mosquée ne fut dotée de sa première Mi’dhana (minaret) que vers 88 à 91 de l’hégire, soit un peu moins d’un siècle après sa construction. Tandis que la première Mi’dhana de l’Islam fut probablement bâtie en Syrie vers l’an 50 de l’hégire.
La première fonction du minaret était de permettre que l’appel à la prière soit entendu le plus loin possible (Mi’dhana), ensuite elle a acquis d’autres rôles dont celui du poste de garde (Sawma’â), de phare (Manara) [origine très probable du mot "minaret"],…
De nos jours, les minarets ont perdu peu à peu leurs fonctions « pratiques » pour devenir symboliques et esthétiques.. Néanmoins, elles permettent de donner aux mosquées une identité les différenciant des constructions voisines, ainsi il suffit de lever la tête pour retrouver la mosquée!
L’architecture des minarets a aussi évolué avec le temps et l’on trouve actuellement des minarets de toutes les tailles, couleurs et formes.. Et chaque contrée islamique essaye d’avoir son propre caché architectural différent.
En guise de conclusion, le minaret ne fait pas la mosquée quoi qu’il lui donne de l’identité et charme, ce qui fait la mosquée, plus que tout, sont les fidèles qui y prient 5 fois tous les jours.
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Jeudi, 18 juin 2009

« Le château dans lequel mon domestique s’était avisé de pénétrer de force, plutôt que de me permettre, déplorablement blessé comme je l’étais, de passer une nuit en plein air, était un de ces bâtiments, mélange de grandeur et de mélancolie, qui ont si longtemps dressé leurs fronts sourcilleux au milieu des Apennins, aussi bien dans la réalité que dans l’imagination de mistress Radcliffe. Selon toute apparence, il avait été temporairement et tout récemment abandonné. Nous nous installâmes dans une des chambres les plus petites et les moins somptueusement meublées. Elle était située dans une tour écartée du bâtiment. Sa décoration était riche, mais antique et délabrée. Les murs étaient tendus de tapisseries et décorés de nombreux trophées héraldiques de toute forme, ainsi que d’une quantité vraiment prodigieuse de peintures modernes, pleines de style, dans de riches cadres d’or d’un goût arabesque. Je pris un profond intérêt, ce fut peut-être mon délire qui commençait qui en fut cause, je pris un profond intérêt à ces peintures qui étaient suspendues non seulement sur les faces principales des murs, mais aussi dans une foule de recoins que la bizarre architecture du château rendait inévitables… »
Ce fut un extrait de la nouvelle portant le titre « Le Portrait Ovale », œuvre du talentueux écrivain américain Edgar Allan Poe et traduite en français par Charles Baudelaire.
Écoutez la suite (durée 10 min)..
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
lien pour téléchargement
Si vous êtes, comme moi, amoureux de la bonne vielle littérature et que vous êtes, comme moi, trop paresseux pour lire.. Alors, ce blog, duquel j’ai tiré ce livre audio, est fait pour vous..
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Jeudi, 29 janvier 2009

Comprendre l’histoire d’Israël pour comprendre Israël aujourd’hui
(texte de l’universitaire israélien Ilan Pappe [1])
dimanche 13 août 2006.
Le développement actuel de la triste réalité au Moyen-Orient a des racines historiques claires et un voyage dans le passé peut aider à éclairer ce qu’il y a derrière la politique destructrice d’ Israël en Palestine et au Liban.
Le Sionisme est arrivé en Palestine à la fin du 19ème siècle en tant que mouvement colonialiste motivé par des impulsions nationales. La colonisation de la Palestine s’adaptait bien aux intérêts et à la politique de l’Empire Britannique à la veille de la Première Guerre Mondiale.
Avec le soutien de la Grande-Bretagne, le projet de colonisation s’est développé, et est devenu une présence massive sur le terrain après la guerre et avec l’établissement du Mandat Britannique en Palestine (qui a duré de 1918 à 1948).
Tandis qu’avait lieu ce regroupement, la société autochtone a subi, comme d’autres sociétés dans le reste du monde Arabe, un processus régulier de constitution d’une identité nationale. Mais avec une différence.
Tandis que le reste du monde Arabe façonnait son identité politique par la lutte contre le colonialisme européen, le nationalisme en Palestine signifiait affirmer son identité collective contre un colonialisme britannique d’exploitation et un Sionisme expansionniste. Donc, le conflit avec le Sionisme était un fardeau supplémentaire.
La politique pro-Sioniste du Mandat Britannique a naturellement tendu les relations entre la Grande-Bretagne et la société palestinienne locale. Cela a atteint son point culminant lors d’une révolte en 1936 contre Londres et le développement du projet colonial Sioniste. [2]
La révolte, qui a duré trois ans, n’a pas pu modifier la politique du Mandat Britannique qu’il avait déjà décidée en 1917. Le ministre des Affaires Etrangères Britannique, Lord Balfour, avait promis aux leaders Sionistes que la Grande-Bretagne aiderait le mouvement à construire une patrie pour les Juifs en Palestine.
Le nombre de Juifs entrant dans le pays augmentait chaque jour – bien que même à ce moment-là, pendant les années 30, les Juifs ne représentaient qu’un quart de la population, et ne possédaient que 4% de la terre. Alors que la résistance au colonialisme se renforçait, la direction Sioniste a commencée à être convaincue qu’ils ne pourraient créer leur propre État qu’en expulsant l’ensemble des Palestiniens. Du tout début et jusqu’aux années 30, les penseurs Sionistes ont propagé la nécessité de nettoyer ethniquement la population autochtone de la Palestine si le rêve d’un Etat Juif se réalisait.
La préparation pour l’application de ces deux objectifs de patrie et de suprématie ethnique s’est accélérée après la Seconde Guerre Mondiale. Pour les Anglais, le pays avait perdu son importance stratégique quand ils ont été expulsés de l’Inde. C’était un endroit tendu qui exigeait la présence des forces britanniques en nombre équivalent à celui que l’empire maintenait dans le sous-continent indien – sans récompenses évidentes pour l’Empire.
Tandis que la direction Sioniste finalisait un plan pour prendre la terre et expulser la population entre 1946 et 1948, les responsables palestiniens espéraient que l’empire Britannique leur donnerait leur pays dans lequel ils représentaient toujours la grande majorité autochtone de la population. Mais la Grande-Bretagne a décidé de transférer la question de la Palestine devant les Nations Unies (l’ONU) en février 1947. La Palestine était le premier conflit dans lequel il était invité à négocier d’une manière significative. Il a proposé une solution pro-Sioniste, très injuste et impossible à mettre en pratique.
Le premier obstacle était que puisque les Palestiniens demandaient à être traités comme n’importe quel autre mouvement national arabe, ils s’attendaient à ce que la communauté internationale reconnaisse, sans condition, leur droit légitime au pays. Ils ne s’attendaient pas à ce que ce droit soit négocié avec un mouvement colonialiste. Ils ont donc boycotté le processus. L’ONU l’a ignoré et le Comité Spécial qu’il a nommé pour la question, l’Unscop (le Comité Spécial des Nations Unies pour la Palestine) n’a discuté qu’avec les responsables Sionistes. Il a conçu une solution qui ne répondait aux besoins et aux aspirations que de ce seul côté.
De toute façon, les Palestiniens avaient de la difficulté à présenter le côté moral de leurs demandes en raison de l’holocauste. La communauté internationale occidentale n’était que trop heureuse d’éluder tous les débats au sujet des implications du génocide en Europe et de laisser le problème à la porte de la Palestine. Le résultat inévitable de cette approche acceptait presque sans réserve les demandes Sionistes d’un État en Palestine.
Territoire Fin novembre 1947, l’ONU a offert de diviser la Palestine en deux Etats presque égaux au niveau territorial. Les Juifs ne représentaient qu’un tiers de la population en 1947 et la plupart d’entre eux n’étaient arrivés en Palestine que quelques années plus tôt. Le refus catégorique des Palestiniens à cette proposition, soutenus par la Ligue Arabe, a permis à la direction Sioniste de planifier soigneusement la prochaine étape. Entre février 1947 et mars 1948, un dernier plan pour un nettoyage ethnique a été préparé.
La direction Sioniste a défini 80% de la Palestine (Israel d’aujourd’hui sans la Cisjordanie) comme espace pour le futur Etat. C’était un secteur dans lequel un million de Palestiniens vivaient à côté de 600.000 juifs. L’idée était de déraciner autant de Palestiniens que possible. Entre mars 1948 et la fin de l’année, le plan a été mis en application en dépit de la tentative d’opposition de quelques États Arabes, ce qui a échoué. Environ 750.000 Palestiniens ont été expulsés, 531 villages ont été détruits et 11 secteurs urbains ont été démolis.
La moitié de la population de la Palestine a été déracinée et la moitié de ses villages a détruit. L’état d’Israel a été établi sur plus de 80% de la Palestine, transformant les villages palestiniens en colonies Juifs et parcs de loisirs, mais il a permis à un nombre restreint de Palestiniens d’y rester en tant que citoyens.
La guerre de juin 1967 a permis à Israël de prendre les 20% de la Palestine restants. Cette saisie a d’une certaine façon mis en échec l’idéologie ethnique du mouvement Sioniste. Israël a pris les 100% de la Palestine, mais l’état a incorporé un grand nombre de Palestiniens, population que les Sionistes avaient eu tellement de mal à expulser en 1948. Le fait qu’on ait laissé faire Israël en 1948, et qu’il n’ait pas été condamné pour le nettoyage ethnique qu’il a commis, l’a encouragé à nettoyer ethniquement de la Cisjordanie et de la bande de Gaza 300.000 autres Palestiniens.
Mais la guerre de juin 1967 fut trop courte – six jours – et la communauté internationale était plus au courant. La société palestinienne était plus expérimentée. Par conséquent, Israel est resté avec un grand nombre de Palestiniens sous son contrôle et n’a pas pu achever le travail. Le Mouvement National Palestinien est à nouveau apparu sous la forme de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et même s’il n’avait pas libéré un seul mètre carré de la Palestine, il a reposé la question palestinienne et la Nakbah de 1948 (catastrophe) au centre de l’attention de public mondial.
L’opération de nettoyage ethnique a été également mise en échec par la persistance et la détermination de ces Palestiniens qui ont été autorisés à rester en Israël. Ils sont devenus le quart de la population. La démographie est ainsi devenue la question principale sur l’agenda de la sécurité nationale israélienne. Elle éclipse tous les autres problèmes, que ce soit l’égalité sociale, la démocratie ou les droits de l’homme. Le système d’éducation, les médias et les politiciens soulignent le danger « que les Palestiniens constituent pour l’existence de l’Etat d’Israël et pour le bien-être des citoyens Juifs ». Dans cette situation, la « Gauche » israélienne pousse à diminuer la taille du territoire, la droite réclame une réduction du nombre de Palestiniens. Mais la distance morale et idéologique entre les deux positions du système politique est en effet très petite.
Après deux soulèvements dans les territoires occupés et un échec de l’effort diplomatique international qui a totalement ignoré la racine du conflit comme représentée ci-dessus, nous sommes maintenant revenus aux bases mêmes du conflit.
Imposer Au cours des six dernières années, avec le soutien total de son électorat juif, les gouvernements israéliens successifs ont essayé d’imposer par la force ce qui pour eux est la solution idéale. Cela consiste à emprisonner un grand nombre de Palestiniens dans les enclaves en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, un contrôle total via un système d’Apartheid de la minorité palestinienne en Israël, et le rejet catégorique de tout rapatriement des réfugiés palestiniens. Ce plan est entièrement soutenu par les États-Unis. La présidence néoconservatrice de Bush poursuit son propre unilatéralisme, en essayant d’imposer ses valeurs économiques et stratégiques au reste du monde par des moyens militaires et l’intimidation.
Seuls deux mouvements dans la région résistent à Israël et aux Etats-Unis. Malheureusement pour des gens de Gauche, comme moi, ils ne sont pas de notre école, mais nous devrions respecter leur détermination et leur volonté à résister à l’occupation et à la colonisation. Ce sont le Hamas et le Hizbollah. Israël pense qu’il a maintenant une fenêtre d’opportunité pour éliminer ces forces à Gaza et au Liban – et là-bas en Syrie et en Iran.
La guerre régionale qui se développe pourrait à court terme miner ces deux forces, mais à long-terme, cela pourrait signifier une confrontation israélienne non seulement avec le monde Arabe mais avec l’ensemble du monde Musulman. À ce moment-là, les Etats-Unis pourraient l’abandonner, et l’Etat Juif finirait comme le royaume des croisés à l’époque médiévale. Un désastre apparait donc indistinctement pour nous tous – les Juifs et les Arabes – et seule l’Europe pourrait l’éviter, si elle cessait d’être l’esclave de ses intérêts et des nôtres, des intérêts Américains et du Sionisme.
. . .
[1] Ilan Pappe est professeur à l’université de Haïfa. Cet article est paru pour la première fois dans Socialist Worker 2011, 29 juillet 2006 (www.socialistworker.co.uk)
Un petit clin d’œil à mamalilou
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Vendredi, 16 janvier 2009
« Une génération qui ignore l’histoire n’a pas de passé ni de futur. »
Robert Heinlein

J’ai été interpelé, dans la rue devant chez moi, par une petite fille, je dirai 3 ou 4 ans tout au plus.. elle m’a balbutié quelques mots dont j’ai pu déceler « falastine« .. « darbo« .. « drari o labnat » ?
N’ayant pas trop compris ce qu’elle voulut me demander exactement , j’ai souris et hoché de tête en signe affirmatif.. Et quelle fut sa joie d’apprendre que je confirmais ses intentions!
Aussitôt elle s’est retournée vers un copain à elle, du même age il parait, et lui dit d’un air triomphant : « Chti!«
L’autre, pas d’accord avec elle, lui cri : « Lihoud! lihoud!«
Ne me souciant pas trop de ce qui ravivait leur désaccord, ou duquel des deux avait tort ou raison.. J’ai été convaincu qu’ils discutaient de Gaza.
- Se préoccuper des évènements de Gaza à cet age?
- Oui et pourquoi pas? J’avais, moi même, signalé le phénomène il y a quelques jours déjà (cf. « Israel n’a qu’à bien se tenir« )
- Mais bon sang, ce ne sont même pas des écoliers, ceux-là sont trop jeunes.. Si ça se trouve, ils portent toujours leurs couche-culottes!
Mes premiers souvenirs à moi à propos de la Palestine remontent au temps où j’ai été à l’école primaire, j’avais 9 ou 10 ans je pense.. mes « connaissances » du conflit avec Israël se résumaient à avoir appris par cœurs quelques chansonnettes remémorant la bravoure des combattants et la lâcheté des sionistes, qu’on nous demandait de réciter dans différentes occasions..
Je n’ai cru commencer à comprendre le fond du sujet qu’en arrivant au lycée.. Ah le lycée et l’adolescence! l’époque de toutes les folies.. Pas besoin de signaler, qu’à cette époque là, s’occuper de la Palestine était trop ringard.. Par contre aller au cinéma voir une production hollywoodienne, chanter les Madonna et Georges Michael, ça c’était cool!!
Les slogans ont remplacé les chansonnettes, et le désespoir a évincé, peu à peu, tout semblant de victoire. On avait une réplique toute faite de dire à quelqu’un : « Tu ne vas guerre libérer la Palestine » en guise de : « du calme tu n’accomplira pas de miracle ».. La cause nous semblait perdu à jamais, alors autant vaquer à nos occupations « cooool »..
Et puis vint Saddam (Hussein de son prénom).. Lui seul pouvait « accomplir le miracle » à nos yeux, lui seul pouvait faire changer les choses.. Mais bon, la suite vous la connaissez.. Moralité de l’histoire: Seul, on ne peut rien accomplir.
Arrivé à l’age adulte, j’ai été plus préoccupé par mon gagne-pain que par le sort des autres, mon unique lien avec LA CAUSE, se résumât alors à regarder Al Jazeera et compter, nonchalamment, les résolutions de l’ONU non appliquées, les tentatives de paix inabouties ainsi que le nombre des morts et blessés..
Au fait, avant cela, je ne connaissait même pas l’existence de Gaza.. Pour vous illustrer l’énormité de mon inculture à ce propos (Tiens, je devrais ajouter cela à ma liste de lacunes)
Ensuite, Arafete meure est assassiné, Abbas lui succède, le Hamas triomphe, l’embargo s’installe, le Hamas prend Gaza, et re-blocus, le blocus se poursuit, le blocus se maintient, Israël bombarde Gaza, des manifestations éclatent, Israël continue de bombarder Gaza en dépit de tout, les arabes continuent de faire rire le monde et les fils de Gaza meurent toujours à l’heure où vous me lisez..
Désormais, les choses doivent changer, aussi bien pour moi que pour toute ma génération.. nous devons faire des cours accélérés pour nous rattraper.. il devient honteux à chacun de nous de ne pas connaitre les tenants et les aboutissants de cette occupation qui n’a que trop duré.. c’est notre seule chance de survit contre la tumeur sioniste qui ne cesse d’engloutir tout sur son passage et il en va de même pour la survit de notre dignité.. du moins, le peu qui en reste.
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Mercredi, 26 novembre 2008

Les Akkadiens les nommaient: Adad, Anu, Ashur, Ishtar, …
Les Vikings, eux, les appelaient: ODIN, LOKI, THOR, …
Les Romains et les grecs : Apollon, Athéna, Zeus, Ares, Héra, Poséidon, Hermès, Aphrodite
Pour les Aztèques ils étaient: Chalchiuhtlicue, Ehecatl, Huitzilopochtli, Huixtocihuatl, Iztlacoliuhqui, …
Chez les Gaulois ont disait: BELENOS, TOUTATIS, …
Les Berbères les appelaient : Agurzil, Ifru, …
Les Hindous en possédaient plusieurs millions : Brahma, Shiva, Vishnu, Durga, Kali, Ganesh, Hanuman, Saraswati, Lakshmi, Parvati, Ganga, …
Les Mayas aussi en avaient: Ah Puch, Chac, Camazotz, Kinich Ahau, Kukulkan, Huracan, Ixbalanque, …
Chez les Sumériens on trouvait: NAMMU, An, Enlil, Enki, …
Les Babyloniens avaient: Nabou, Mardouk-Bel, Ishtar-Innin, Anou, Shamash, Sîn, …
Les Arabes d’antan aussi : Houbal, Al Ouzza, AI-Lat, Manat, …
Chez les Masaïs il n’y a qu’un seul : Enkai
Pour les Japonais : Benzaiten , Bishamonten, Daikokuten, Kisshôten , Takara bune,Fukurokuju, Jurôjin, …
Les Chinois ne font pas exception : Fuxi, Nuwa, Shennong, Huang di, Xiwangmu, Chang’e, …
C’est à chaque fois le même constat, à chaque civilisation ses dieux et déesses, à chaque peuple sa religion et ses croyances
Les dieux sont tantôt personnifiés, tantôt virtuels.. Ils inspirent tantôt le bien et tantôt le mal..
Il y a des dieux de l’amour, de la terre.. du soleil et de la mer..
Des dieux pour la chasse, la fertilité.. pour la guerre ou la prospérité..
Mais une chose est constante à toutes les époques et partout sur terre: Tout le monde cherche son Dieu
Réflexion n° 0 : Mais pourquoi donc l’humain a-t-il besoins du divin?
Moi, j’ai besoin d’un Dieu qui soit à mon secours chaque fois j’en ai besoins.. Qui me procure à manger, à boire, à respirer.. Qui apaise mes souffrances et calme mes craintes.. Qui soit garant de ma vie et de mon bonheur
Un Dieu qui soit fort, juste, puissant, tendre, disponible, attentif, dévoué, capable.. Qui serait en ma compagnie où que j’aille.. Qui m’écoute quand je lui parle.. Qui me répond quand je le sollicite
Mon Dieu à moi, je l’aimerai plus que tout, je l’adorerai.. Il est mon ami fidèle qui m’aime pour qui je suis, qui me soutient quand j’agis bien et me pardonne quand je fais du mal
Il est unique, il ne ressemble à rien d’autre.. Il est infini, seul mon cœur pourrait le contenir en entier
Réflexion n° 1: Qui est mon Dieu?
Réflexion n°1254: Quelle doit être ma religion?
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