Archives de la catégorie ‘Religion’
Jeudi, 13 novembre 2008 |

« Je voulais mieux connaître la vie de celui qui aujourd’hui détient indiscutablement les cœurs de millions d’êtres humains.. Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce ne fut pas l’épée qui créa une place pour l’Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. Ce fut cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l’égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, et non l’épée, lui amenèrent tant de succès et lui permirent de surmonter les problèmes. » Mahatma Gandhi
Extrait du journal Young India, cité dans The light, Lahore, 16/09/1924
Traduit en français par Abu Hamza Al-Germâny (pdf)
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Samedi, 1 novembre 2008 |

Il y a quelques mois, j’avais consacré mon article « Al Hijab, ou l’identité musulmane au féminin » pour trancher, une fois pour toute, sur l’obligation du port du Hijab pour toute femme musulmane majeure et responsable.
Dans mon deuxième article intitulé « Al Hijab, les conditions sine qua non« , j’avais exposé les conditions nécessaires qui doivent se réunir dans un habit pour qu’il soit considéré conforme au voile islamique. A la fin de cet article, j’avais demandé à mes sœurs musulmanes qui ne portent pas le voile de se demander pourquoi elles hésitent encore?
Le présent article vient compléter la trilogie du Hijab, en répondant aux différentes raisons prétextes avancés par quelques sœurs pour justifier le fait qu’elles ne portent pas le voile islamique. Ce qui va suivre est extrait de l’article original : « Qu’est-ce qui empêche les femmes de porter le Hijab ?«
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De nos jours, lorsqu’on demande à une jeune fille de porter le Hijab, elle répond: ‘Je veux bien le porter, mais je vais attendre l’hiver, je ne peux pas changer ma garde robe tout de suite ! ». Lorsque l’hiver arrive, elle dit : « Ah, je crois que je vais attendre l’été, comme cela j’aurais assez de temps pour acheter des vêtements appropriés!« . Elle peut passer des années à se trouver des prétextes pour ne pas porter le faire.
En voici quelques exemples très courants :
1. Je suis musulmane, mais je ne suis pas convaincue par le Hijab
L’Islam signifie « soumission ». On n’est pas musulmane si on désobéit à Allah et Allah dit, ce qui peut être traduit comme : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident. » (Al Ahzâb ‘Les Coalisés’ : 36)
Allah a décidé que tu dois porter le hijab (voir cet article pour détails), tu n’as donc pas à avoir un autre choix !
Le prophète Ibrahim (salut soit sur lui) qui a reçu l’ordre d’égorger son fils, allait le faire et cela sans oser demander une explication à Allah. Ce fait nous apprend à obéir aux ordres de Dieu sans poser de questions. Allah, nous ordonne de faire des choses en nous justifiant la raison de tel ou tel ordre, mais quelques fois, l’ordre nous est donné sans explication, juste pour éprouver notre soumission.
2. Le plus important est l’intention, et moi, mon intention est bonne. C’est ce qu’il y a dans mon cœur qui importe, d’ailleurs moi, j’effectue tous mes devoirs religieux, puisque je fais ma prière, je jeûne, et je donne l’aumône !
Cependant, notre prophète (Salla Allah ‘alih wa salam) dit : »N’est véritable croyant que celui qui prend toutes les prescriptions de cette religion. » Cela signifie que tu dois prendre l’Islam tout entier.
Oseras-tu dire à Allah le jour de la résurrection: ‘Seigneur, j’ai effectué beaucoup d’actes religieux et c’est suffisant, mais le hijab c’est une affaire de cœur.’ ! Allah dit : «…Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste?… » (Al-Baqara ‘La Vache’ : 85)
3. Ce n’est pas ma faute si les hommes me regardent !
Certes, mais n’oublie pas que, comme ils ont l’ordre de baisser leurs regards, tu as aussi l’ordre de te couvrir !
4. C’est par ce qu’il fait chaud là où je vis
Quelques filles prétendent que les cheveux s’abîment par le voile en été. Ou que le voile les étouffe qund il fait chaud,… Allah dit : « …Dis: « Le feu de l’Enfer est plus intense en chaleur. » – S’ils comprenaient! » ( At-Tawba ‘Le Repentir’ : 81)
Il est tout naturel que tu trouves le hijab difficile, car le chemin menant aux enfers est embelli de choses attirantes ; celui du Paradis est enveloppé de dur labeur et de sacrifices, mais souviens-toi que la récompense est très grande.
5. Je connais des filles voilées qui font ceci et cela !
Il y a également des personnes qui font la prière et qui font ceci ou cela. Est-ce une raison pour laisser tomber la prière ?! Il y a aussi des gens qui effectuent le pèlerinage pour des raisons autres que ce qu’ils montrent, est-ce qu’on doit pour autant arrêter de faire le pèlerinage ?!
Soyons réalistes ma sœur, est-ce la faute du hijab, si quelques filles l’utilisent mal ?! Sache que tu es responsable de tes actes, ceux des autres, bons ou mauvais, ne te concernent en aucune manière, car Allah dit : «…personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui… » (Al-‘An’âm ‘Les Bestiaux’ : 164)
6. J’attends qu’Allah me guide vers le hijab, je suis bien sûr convaincue par le hijab, mais je vais attendre quelque temps, juste pour que je sois véritablement prête’’ ! !
Nous lui disons qu’elle risque d’attendre longtemps si elle ne se décide pas tout de suite, car Allah dit : «…En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les (individus qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes …» (Ar-Ra’d ’Le Tonnerre’ : 11)
8. Cela risque de m’empêcher de me marier
Mais ma sœur il y a beaucoup d’hommes qui cherchent à se marier avec une fille qui porte son Hijab. Et rassure toi, aucune autre femme n’épousera le mari qui t’est destiné! Donc, ayez confiance en Allah et dépêchez vous de porter ton Hijab.
9. Quand je serai plus âgée
En effet, beaucoup de jeunes filles s’imaginent que les actes religieux, le hijab, entre autres, sont destinés aux vielles. Peux-tu garantir ma sœur que tu ne mourras pas maintenant?..d’ici 5 minutes? ou demain?’. Sait-on jamais qui va mourir avant qui ? Tu n’as qu’à feuilleter les journaux pour t’apercevoir que 40% des décès concernent des personnes de moins de trente ans !
10. Le Hijab c’est ringard, incompatible avec la mode!
Ma sœur, est-ce que tu donnes la même importance à la mode et aux ordres d’Allah ?! Et puis qu’est-ce qui t’empêche de t’habiller de façon raffinée tout en respectant les conditions du Hijab ? Et rappelle-toi que le fait d’obéir à Allah est plus important que de suivre la mode.
11. Je préfère ne pas le mettre du tout que de le porter un moment puis l’ôter!
Mais ma sœur pourquoi supposer le pire ?! C’est vrai que le fait d’ôter le Hijab est un grave péché, car beaucoup de filles risquent d’en être troublées et pourraient aussi imiter cette action ; sans oublier que les ordres d’Allah deviendraient faciles à enfreindre.
12. En fait, je ne peux pas porter le Hijab parce que je me sentirais mal à l’aise et embarrassée au milieu de mon entourage, j’aurais l’air de quoi dans mon école française ?! Et puis aucune femme ne porte le voile dans ma famille’ !
Tu parles d’embarras ma sœur ? Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa salem) a dit: « Je serai près du Bassin pour voir qui d’entre vous va arriver vers moi. Mais certains gens seront éloignés de moi. – « Seigneur, dirai-je alors, ils sont des miens, de ma Communauté ». « Sais-tu ce qu’ils ont fait après ton départ ? Me répondra-t-on, par Dieu, ils n’ont pas cessé de revenir sur leurs pas (renonçant à l’islam)« .
Sachant que tu as désobéi à Allah et à Son prophète, auras-tu ma sœur le courage d’avancer vers le Prophète dans cette situation terrible ? N’auras-tu pas honte d’aller vers le Prophète ?
Malheureusement, ce n’est pas seulement de la gêne ou de l’embarras que tu ressentiras ce jour là ; mais de cruels remords. Réfléchit à cette question : ‘Qui devrait avoir honte, celle qui se couvre et respecte les ordres de Dieu ou celle qui se découvre ?!’
Apprends que personne ne sera interrogé à ta place, pourquoi donc cherches-tu à faire plaisir aux gens alors qu’ils ne te seront d’aucun soutien le jour de la résurrection ?
Le prophète (Salla Allah ‘alih wa salem) dit : « Celui qui recherche l’agrément d’Allah au détriment de celui des gens, aura l’agrément d’Allah et celui des gens. Et celui qui recherche l’agrément des gens au détriment de celui d’Allah aura le mécontentement d’Allah et celui des gens..»
Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa salem) dit aussi : « Ne soyez pas sans personnalité en disant : “Si les gens font le bien nous faisons comme eux et s’il font le mal nous faisons comme eux mais appliquez-vous à faire le bien si les gens le font et, à ne pas faire le mal s’ils le font »
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J’espère que cet article a fait le tour de la question, si j’ai omis une raison valable pour ne pas se mettre au voile islamique, veillez m’en tenir informé
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Dimanche, 26 octobre 2008 |

Dans mon précédant article « Al Hijab, ou l’identité musulmane au féminin« , j’avais parlé de l’obligation du port du Hijab pour toutes les femmes musulmanes majeures et responsables.
Cependant, beaucoup de gens croient injustement que le Hijab se restreint au port du foulard, ou que n’importe quel vêtement qui couvre tout le corps peut être considéré comme conforme au voile islamique tel que Allah le veut. Aussi, ai-je décidé, dans cet article, de présenter les huit conditions, définies par la Charia, qu’un voile islamique doit respecter pour être considéré comme tel:
1. Couvrir tout le corps à l’exception du visage et des mains :C’est la définition et l’utilité même du voile (revenez à mon article précédant pour plus de détails). Et dans ce sens, attention aux sandales qui exhibent les angles vernis !
2. Être amples et ne pas révéler les formes :Il va de soit qu’un vêtement serré qui dessine les contours du corps ne peut être convenable pour la femme musulmane qui cherche à se voiler. Donc, jeans, pulls,… sont à reconsidérer
3. Ne pas être transparents de sorte que l’on puisse voir la peau de la personne : Cela ne sert à rien de se voiler en utilisant un tissu transparent qui ne protège pas le corps des regards d’autrui
4. Ne pas être parfumé : L’usage du parfum féminin est restreint aux limites de la demeure conjugale, il est donc prohibé pour la musulmane d’en mettre avant de sortir de chez elles
5. Ne pas être attrayant et séduisant pour le sexe opposé : Le voile islamique ne doit pas être un ornement en lui-même porté pour séduire, cela est contraire même à l’aspect non provocateur du Hijab
6. Ne pas ressembler aux habits portés par le sexe opposé : Les femmes ne doivent pas ressembler aux hommes et vis versa.
7. Ne pas ressembler à ceux des non musulmans : Notre prophète nous a interdit de chercher à ressembler aux non musulmans en portant des habits qu’ils ont coutume de mettre, et ce, afin de préserver notre propre identité
8. Ne pas être de renom : L’habit du musulman doit être sobre et ne doit pas le porter dans le but d’être montrée par les doigts et suivi des regards.
A noter que les quatre dernières conditions sont valables aussi bien pour les hommes que pour les femmes
Chère sœur, si tu as décidé de porter l’habit qu’Allah a désigné pour toi, rappelle toi toujours que le Hijab c’est avant tout le comportement vertueux, les bonnes manières et le respect des fondements de l’islam. Choisi tes vêtements selon le style qui te convient tout en respectant ces 8 conditions et sache que la route vers Allah n’est pas toujours aisée et qu’elle comporte des difficultés que seules les vrais Mouminins (fidèles) sont aptes à surmonter.
Chère sœur, toi qui n’as pas encore franchi le pas, sache que, pour moi, tu es toujours musulmane, même si tu pèches tous les jours en te comportant ainsi et en attendant de nous revoir très bientot, pose-toi la question suivante: «Pourquoi je ne porte pas le Hijab ? »
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Mercredi, 22 octobre 2008 |
Il y a quelques jours, j’ai reçu un commentaire intéressant, de la part de M. NOUAR Beneddine, à propos de mon article mon « Finance islamique, antidote à la crise financière?« , il m’a paru tellement pertinent que j’ai eu envi de le mettre plus en avant afin d’en faire profiter tout le monde, bonne lecture..
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Oran, Algérie, septembre 2008
La crise financière qui a éclaté récemment aux États-Unis et qui va engloutir des centaines de milliards de dollars du trésor américain, somme qui aurait sauvé des millions de vies humaines de la famine et de la maladie, a eu un traitement symptomatique. De nouvelles crises avec de nouveaux sauvetages hallucinants surviendront tôt ou tard tant qu’on ne traitera pas la cause de ces crises cycliques.
Tous les analystes s’accordent à dire que cette crise est celle du marché financier et non celle de l’économie réelle. Encore faut-il en donner une explication de fond et non des explications parcellaires ou accessoires.
C’est ce que nous allons tenté de faire en nous basant sur les fondamentaux de l’Islam concernant le traitement des capitaux :
- Cette religion prohibe de manière absolue le placement ou le prêt avec un intérêt, prohibition qui a pour conséquence la non augmentation du capital par lui-même. Le capital n’a d’autre possibilité d’augmenter que par son investissement dans le secteur de la production des richesses;
- Si le capital est thésaurisé, donc non investi, il est l’objet d’une ponction annuelle de 2,50% de sa valeur, appelée Zakat et destinée aux démunis. Cette ponction n’a pas la fonction d’impôt pour assurer les services publics, comme certains le pensent : c’est une contribution de solidarité sociale destinée à être distribuée à des personnes physiques dont le revenu mensuel est inexistant ou ne leur suffit pas à boucler leurs dépenses mensuelles. Cette ponction a également pour effet l’extinction à terme des capitaux dormants : à titre d’exemples, au bout de 80 années, le capital thésaurisé perd 87% de sa valeur, au bout de 100 années 92% de sa valeur. Cette ponction n’est plus redevable au-dessous de la valeur équivalente à celle de 85 grammes d’or. Ce minimum (nissab) varie d’année en année avec le cours de l’or;
- Si le capital thésaurisé est prêté, la ponction charité de 2,50% ne lui est pas applicable : de ce fait, le capital thésaurisé peut être maintenu à sa valeur initiale.
Considérons maintenant les conséquences de l’augmentation du capital par lui-même, de son maintien à sa valeur initiale et de sa diminution grâce à la ponction charité de 2,50%.
- L’augmentation du capital par lui-même est le système que le monde entier applique actuellement, même par les pays musulmans. Tout détenteur d’une rente peut la faire fructifier sans risque dans un placement épargne. S’il ne touche aux intérêts de fin d’année, sa rente va augmenter indéfiniment sans contrepartie équivalente dans l’économie réelle (tous les placements de capitaux ne sont pas investis). Résultat : l’équilibre masse monétaire/biens et services est constamment rompu et de nouveaux équilibres interviennent par l’augmentation des prix des biens et services. L’inflation ininterrompue qui frappe les monnaies de tous les pays depuis plus d’un siècle n’a pas d’autre explication;
- A contrario, si les taux d’intérêt sont prohibés et le capital maintenu de ce fait à sa valeur initiale, la variation de la masse monétaire ne concernera que la variation des biens et services produits. La non augmentation des capitaux rentiers aura un effet incontestable sur la stabilité des prix et le pouvoir d’achat des monnaies nationales. En tout état de cause, la non augmentation des capitaux rentiers vaut suppression radicale d’un facteur inflationniste important;
- En ce qui concerne la diminution des capitaux dormants par la ponction charité annuelle de 2,50%, elle aura trois conséquences :
- la relance de la consommation par l’augmentation des bas revenus ;
- l’incitation à investir le capital thésaurisé pour éviter son extinction ;
- l’incitation à consentir des prêts sans intérêt pour maintenir sa valeur initiale.
Ces trois conséquences ont pour effet final la relance de l’économie réelle.
A ce sujet, beaucoup de pratiquants musulmans s’ingénient à fuir la ponction charité en plaçant leurs capitaux dans des valeurs refuges comme les biens immobiliers ou les métaux précieux. Mais ils doivent savoir que même les bijoux des femmes qui sont en principe exonérés de la ponction charité, ne le sont plus lorsque l’intention de sa propriétaire a été de les avoir achetés pour en faire un placement, le principe général en la matière étant que tout bien matériel non utilisé ni dans la production des biens et services, ni dans la consommation (location de logement) doit faire l’objet de la ponction charité, y compris par exemple, des chambres ou des étages d’une maison habitée jamais utilisés. Pour que la ponction charité garde toute son efficacité, elle ne doit pas être laissée à la discrétion des détenteurs de capitaux mais calculée et prélevée par un organisme étatique, comme cela se pratiquait dans les premiers états musulmans.
L’économie de marché a fait ses preuves au cours de ces deux derniers siècles dans la production des biens et services et dans les progrès technologiques. C’est incontestable. Cependant, le marché financier qui malheureusement, l’accompagne lui a causé beaucoup de tort dans le passé et jusqu’à présent. C’est un parasite de l’économie réelle qui s’est mu en cancer lors de ces dernières décennies avec la multiplication des produits financiers et la facilitation des emprunts, facilitation faisant l’impasse des garanties et compensée par des taux élevés. Le marché financier est un facteur de désordre qui étouffe l’économie réelle de manière cyclique. Au lieu de s’attaquer à ses conséquences, n’est-il pas plus intéressant de s’attaquer à sa cause ?
Pour nous, musulmans, la cause est entendue : les taux d’intérêt doivent être prohibés de manière absolue et nous pensons que c’est pour le bien de l’humanité toute entière. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire que les civilisations échangent une bonne idée : les exemples sont légion. Il est cependant malheureux de constater qu’il n’existe aucun modèle économique basé sur l’absence de taux d’intérêt. Les économistes des pays musulmans auraient pu construire un tel modèle économique ne serait-ce que par obligation religieuse ou, dans le cas contraire, nous démontrer que c’est un modèle irréaliste. Or, par fainéantise intellectuelle ou par mimétisme, ils se contentent de reproduire ce que créent leurs homologues occidentaux.
Nous proposons modestement ci-après les fondements de ce modèle économique sans taux d’intérêt :
- Postulat de base : aucun placement d’un capital et aucun prêt n’ouvre droit à un intérêt quels que soit le montant ou la durée ;
- Tout capital dormant quelle que sa nature (fonds monétaires, biens immobiliers non occupés, métaux précieux) est frappé d’un impôt qu’on peut appeler impôt sur la fortune;
- Sont exonérés de l’impôt sur la fortune :
- les capitaux investis sous forme d’actions;
- les autres valeurs mobilières;
- les prêts qui sont bien sûr sans intérêt;
- les biens immobiliers utilisés dans la production de biens et services ou dans la consommation (logement).
Utopie certes : car, même s’il est possible de construire un modèle économique sur de telles bases, il sera rejeté par le capitalisme financier qui détient le pouvoir d’état dans la plupart des pays occidentaux. C’est une hérésie que d’imaginer d’éliminer les taux d’intérêt qui constituent la pierre angulaire de tout le système économique que le capitalisme financier impose au monde entier. Le plus incongru dans ce schéma, c’est l’adhésion démocratique de toutes les forces politiques influentes dans les pays occidentaux, alors même que les détenteurs de capitaux ne sont qu’une minorité électoralement parlant.
Ainsi, l’impuissance des partis socialistes face aux partis de droite ne s’explique-t-elle pas par le fait que leurs politiques et leur combat se déroulent dans le cadre des règles de jeu du capitalisme financier ? Par exemple, au lieu de revendiquer péniblement, à intervalles réguliers, l’augmentation des salaires par syndicats interposés, n’est-il pas plus indiqué de frapper au cœur du système pour tarir l’inflation à la base: c’est-à-dire revendiquer l’élimination des taux d’intérêt pour stabiliser la masse monétaire et par conséquence le pouvoir d’achat.
Par contre, l’impôt sur la fortune que nous considérons comme deuxième fondement du modèle économique proposé est fréquemment revendiqué par certains partis de gauche en France: malheureusement, la distinction n’est pas faite entre les capitaux dormants parasites et les capitaux investis qui sont utiles pour la société et l’emploi. Le résultat politique négatif de cette revendication est la jonction du capitalisme financier et du capitalisme productif qui se retrouvent du même côté de la barrière. Imposer le profit en tant que revenu est tout à fait logique, mais imposer le capital qui a permis ce profit est suicidaire : la règle de bon sens serait de répartir les œufs de manière équitable tout en préservant la poule pour d’autres pontes. Troisième aspect politique du modèle proposé : si les partis alternatifs et les partis de gauche occidentaux réussissent à imposer un modèle économique sans taux d’intérêt, il serait logique et juste de revendiquer la distribution de l’impôt sur la fortune à l’ensemble des salariés au lieu de le destiner au service public et ce, dans le cas où on estime comme le grand économiste occidental Karl Marx, que la formation du capital imposé est l’œuvre de tous les salariés.
Dans les sociétés occidentales, le taux d’intérêt est entré dans la culture des masses, il est par conséquent très difficile de l’éradiquer à moins d’une crise financière majeure qui se retourne contre la grande majorité de la société.
Y a-t-il alors un espoir de tester un modèle économique sans taux d’intérêt dans les pays musulmans ? Or, là aussi, l’espoir est mince quand on constate la politique de crédit pratiquée par les banques dites islamiques et non fustigée par les théologiens musulmans. Exemple vécu à Oran en Algérie : si vous voulez acheter une automobile qui coute environ 700.000,00 DA chez le concessionnaire, la banque islamique vous la propose à 1.000.000,00 DA à payer en 5 ans par mensualités. Pour la banque et nos théologiens, la banque a réalisé un bénéfice dans une opération achat-vente et n’a pas usé de taux d’intérêt. Le bénéfice est licite et l’opération semble irréprochable. Or, ce que nos théologiens savent très bien aussi, c’est que tout bénéfice acquis au-dessus du prix du marché du jour de l’achat est usurier et donc illicite, surtout, circonstance aggravante, si l’acheteur est pris à la gorge, n’a pas d’autre moyen d’acheter directement chez le concessionnaire et se trouve obligé de se faire plumer par la banque. Donc, cette manière de procéder est illicite. En fin de compte, le crédit proposé par la banque islamique dont la durée et les mensualités sont identiques à n’importe quelle banque non islamique a été calculé sur la base d’un taux d’intérêt déguisé. Par conséquent, les banques islamiques sont le mauvais exemple à ne pas suivre et sont loin du modèle économique anti-inflation et anti-crise financière que nous proposons. Ce modèle est à construire et vite, car, les dirigeants des états musulmans sont les premiers responsables de la pratique du taux d’intérêt par leurs banques nationales.
En conclusion, bien que les musulmans en tant que communauté, ont le devoir de vivre dans un environnement économique sans taux d’intérêt, les états musulmans tels qu’ils sont gouvernés actuellement avec le verrouillage du champ politique, l’absence de débats d’idées et sans contre pouvoir sérieux vont persévérer dans leur aveuglement à pratiquer les taux d’intérêt. Pas seulement, car la pratique du taux d’intérêt est aggravée par un autre fléau condamné de manière absolue par la religion islamique, à savoir la corruption. Les états musulmans sont parmi les pays les plus corrompus du monde et foulent ainsi allègrement au pied depuis des dizaines d’années les deux prescriptions religieuses que sont l’interdiction du taux d’intérêt et la condamnation de la corruption (corrupteurs et corrompus). Le changement de système économique conforme aux valeurs islamiques ne se réalisera à notre sens qu’avec l’avènement de la démocratie dans ces pays. Par conséquent, la mise en œuvre d’un modèle économique sans taux d’intérêt ne viendra pas des états musulmans existants, mais s’imposera avec le temps et les crises financières cycliques et douloureuses pour les couches sociales non responsables du désordre financier. Elle sera l’œuvre des partis de gauche, représentant ces couches populaires, ceux qui sont au pouvoir (Amérique latine) et ceux dans l’opposition (Union européenne) alliés au capitalisme productif de tous les pays. Il appartient aux chercheurs d’orienter ces forces politiques en définissant les étapes dans le temps et l’espace pour la réussite de cette révolution financière.
NOUAR Beneddine
Cadre d’entreprise
Citoyen du monde
ORAN-ALGÉRIE
Destinataires non algériens :
Ambassades (dans l’ordre α) : Allemagne, Brésil, Chine, Corée du sud, Espagne, Etats arabes, France, Grande Bretagne, Inde, Indonésie, Iran, Japon, Malaisie, Pakistan, Russie, Suisse, USA, Vénézuela, Bolivie.
Partis politiques français : PS, PCF, LCR, FN, UMP, MoDem, Les Verts.
Médias : Libération, Nouvelobs, L’Humanité, Le Canard Enchaîné, Réseau Voltaire, La Croix, Le Point, Le Figaro, L’Humanité, El Jazeera, El Arabia, Chark EL Awsat, Réflexions blog
Destinataires algériens :
Partis politiques : FLN – RND – HMS – PT – FFS – FNA – RCD
Médias : El Watan, Quotidien d’Oran, Soir d’Algérie, Khabar, Chourouk, l’Expression
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Je tiens à rappeler que cet article n’est pas de moi, il ne reflète donc que les opinions de son auteur.
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Jeudi, 9 octobre 2008 |

L’occident est sous l’emprise d’une crise financière, la pire depuis celle de 1929, ses effets commencent à se faire sentir dans l’économie réelle et la mondialisation accélère sa propagation en effet domino à travers le reste du le monde.. Les experts dénoncent « la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la finalité discutable » et proclame une moralisation de l’économie de marché pour qu’elle soit « au service de l’Homme » (1).
« En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là« (2) C’est avec ces mots que l’éditorialiste français, Vincent Beaufils, décrit la situation et préconise le recours à la finance islamique. (Lire la suite…)
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Samedi, 6 septembre 2008 |
« La femme nue est belle une fois sur vingt, et trois ans sur soixante et dix. C’est-à-dire qu’il y a quatre cent soixante-dix à parier contre un, qu’en photographiant une femme sans voile on fait une indécence, sans arriver à un effet esthétique. »
Amiel, Henri Frédéric

Le Hijab, ou voile Islamique, suscite, ces temps-ci, de vives polémiques sur la scène internationale. Tantôt, il est décrit comme étant LA MENACE à combattre pour la survie de la laïcité, tantôt, il est traité comme le vil symbole d’un INTÉGRISME SUPERFLU de l’Islam : Tantôt diable, tantôt dément. (Lire la suite…)
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Dimanche, 31 août 2008 |
« Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés et afin que vous soyez reconnaissants ! » (Coran 2 – 185)

Louange à Dieu qui nous a permis de revoir un autre Ramadan, ce mois sacré au cours duquel les bonnes œuvres sont décuplées, les mauvaises aggravées, les portes du paradis ouvertes et les portes de l’enfer fermées. C’est un mois dont le début est miséricorde, le milieu pardon et la fin affranchissement de l’enfer. Il comporte une nuit dont la veillé, à elle seule, est meilleure que celle de mille mois. C’est l’occasion pour nous d’ouvrir une nouvelle page avec Allah, de rompre avec les mauvaises pratiques et d’acquérir de bonnes habitudes
Un tel évènement mérite toute notre attention et acquiert une bonne préparation. (Lire la suite…)
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