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Jeudi, 5 février 2009 |

Plusieurs associations féministes ont levé la voix, récemment, pour dénoncer de soi-disant discriminations à l’encontre des femmes, illustrées, selon leurs dires, par le fait que dans la Charia, ou loi islamique, la part d’héritage revenant à la femme est deux fois moindre que celle de l’homme.
Je ne doute nullement de la bonne foi de ces bonnes femmes qui militent pour le bien de leurs concitoyennes, mais je leur conseille vivement de recarder leurs bonnes œuvres dans les domaines socio-économiques à même d’améliorer directement le niveau de vie des femmes dans tous les domaines et de laisser de ce pas, la Charia et l’ijtihad religieux aux spécialistes en la matière.
L’héritage en islam tire ses fondements du texte coranique qui précise les règles concernant le partage de l’héritage entre les bénéficiaires légitimes.
En effet, il y a trois versets dans le Coran qui déterminent, en gros, les parts que doivent recevoir chacun des membres de la famille d’un défunt, ce sont les versets 11, 12 et 176 de la sourate An-nisa :
« Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s’il n’y en a qu’une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d’eux le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un enfant. S’il n’a pas d’enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s’il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu’il aurait fait ou paiement d’une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d’Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage.
Et à vous la moitié de ce que laissent vos épouses, si elles n’ont pas d’enfants. Si elles ont un enfant, alors à vous le quart de ce qu’elles laissent, après exécution du testament qu’elles auraient fait ou paiement d’une dette. Et à elles un quart de ce que vous laissez, si vous n’avez pas d’enfant. Mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d’une dette. Et si un homme, ou une femme, meurt sans héritier direct, cependant qu’il laisse un frère ou une sœur, à chacun de ceux-ci un sixième. S’ils sont plus de deux, tous alors participeront au tiers, après exécution du testament ou paiement d’une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l’injonction d’Allah! Et Allah est Omniscient et Indulgent.« (Coran 4,11-12)
« Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis: « Au sujet du défunt qui n’a pas de père ni de mère ni d’enfant, Allah vous donne Son décret: si quelqu’un meurt sans enfant, mais a une sœur, à celle-ci revient la moitié de ce qu’il laisse. Et lui, il héritera d’elle en totalité si elle n’a pas d’enfant. Mais s’il a deux soeurs (ou plus), à elles alors les deux tiers de ce qu’il laisse; et s’il a des frères et des soeurs, à un frère alors revient une portion égale à celle de deux soeurs. Allah vous donne des explications pour que vous ne vous égariez pas. Et Allah est Omniscient. » (Coran 4,176)
Il en ressort qu’en règle générale, la part d’héritage de la femme est la moitié moins que celle de l’homme. Cependant, ce n’est pas toujours le cas.
La femme hérite habituellement d’une part moindre que celle de l’homme, par exemple:
- la fille hérite d’une part deux fois moindre que celle du fils;
- l’épouse hérite de 1/8 si l’époux a des enfants et le 1/4 dans le cas contraire tandis que l’époux hérite le double de l’épouse dans le mêmes conditions;
- si la personne décédée n’a ni parents ni descendants, la sœur hérite de la moitié de ce dont le frère héritera.
Il y a des cas où la femme hérite d’une part égale à celle l’homme, par exemple:
- dans les cas où la personne décédée n’a ni père ni mère, ni enfants, mais un demi-frère et une demi-sœur, les deux héritent de parts égales;
- si une personne décédée laisse des enfants, ses deux parents reçoivent des parts égales, ils héritent chacun d’un sixième.
Par ailleurs, et dans certains cas, la femme hérite d’une somme supérieure à celle de l’homme. En effet, si la personne décédée est un homme qui a laissé deux filles et deux frères : les filles héritent chacune 2/6 alors que les frères héritent chacun 1/6. Dans ce cas particulier, la femme hérite d’une part deux fois plus élevée que celle de l’homme.
Comment peut-on justifier le fait que l’homme aie, en général, droit à un héritage plus consistant que celui de son homologue féminin?
D’abord, et comme le précise Allah dans le Coran : « vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité »
Si la question de l’héritage devait dépendre de nous, chacun fixera des règles qui le conviennent d’après ce qu’il a jugé bon de son vivant, mais rien ne garantie l’opportunité de ces règles après sa mort et ces mêmes règles, une fois appliquées, risquent de semer la discorde entre les héritiers.
En quelque sorte, Allah nous épargne toute cette gymnastique que nous sommes incapables de gérer, car incapables de connaitre vraiment l’utilité de chacun autour de nous ainsi que la part d’héritage qu’il mérite.
Certains trouvent appui à cette « inégalité » dans le fait que la femme musulmane n’a aucune obligation financière; cette responsabilité repose entièrement sur les épaules de l’homme. Avant qu’une femme ne soit mariée, c’est son père, son frère ou son plus proche parent masculin qui pourvoit à ses besoins matériels tels que le logement, la nourriture, l’habillement,… Lorsqu’elle se marie, cette responsabilité incombe à son mari ou à son fils (si le mari n’est plus).
L’islam donne à l’homme toute la responsabilité de pourvoir aux besoins de sa famille, en « contre partie », l’homme reçoit une part d’héritage plus élevée.
Bref, j’espère avoir mis un peu de lumière sur cette affaire, mais pour ceux qui désirent plus de détails concernant le partage islamique de l’héritage, voici la liste des versets coraniques contenant ses règles :
- Sourate al-Baqarah, verset 180;
- Sourate al-Baqarah, verset 240;
- Sourate An-nisa, versets 7-9;
- Sourate An-nisa, verset 19;
- Sourate An-nisa, verset 33;
- et Sourate al-Maidah, versets 106-108.
Il existe aussi un logiciel qui peut vous aider à solutionner les différents cas de partage d’héritage suivant les règle de la Charia :
مكنون المواريث والزكاة Maknoun Al-maouarith & Zakate
Dans le site web de ce logiciel de partage d’héritage et de calcul de Zakate, vous trouverez des versions qui fonctionnent sous Linux, Unix et Mac Os ainsi qu’un tutoriel (en arabe).
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Mercredi, 7 janvier 2009 |

L’être humain a une mission dont Dieu lui a donné la responsabilité : il s’agit de l’adoration, avec toute la signification islamique que porte ce terme : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51, 56)
L’être humain a une nature originelle (Fitrah) selon laquelle Dieu l’a créé ; elle réside dans la soumission et l’abandon à Dieu (Islâm) : « Telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes, pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture. » (Coran 30 , 30)
Par ailleurs, l’âme humaine est continuellement tiraillée entre :
1. L’appel de la nature primordiale, qui est l’appel lancé par les Prophètes et ceux qui les suivent;
2. L’appel des insinuations du diable;
3. L’influence de l’environnement extérieur : le prophète Mohammed (pbsl) a dit« Tout être humain naît selon la nature originelle. Ce ne sont que ses parents qui le judaïsent, le christianisent ou le rendent adorateur du feu [...] ».
De ce fait, l’âme humaine se caractérise selon la réaction qu’elle a face à l’un de ces trois éléments. Elle deviendra ainsi :
· L’âme incitatrice au mal (an-nafs al-ammârah bis-sû’), qui réagit positivement aux insinuations du diable et à l’environnement débauché dans lequel elle vit : « car l’âme est très incitatrice au mal » (Coran 12 , 53)
* L’âme critique (an-nafs al-lawwâmah), qui répond aux incitations au mal, qui dévie du droit chemin puis qui se blâme et s’autocritique avant de se repentir. C’est en raison de ses déviances et autocritiques récurrentes également qu’une telle âme est appelée « âme critique » : « Non !… Je jure par le Jour de la Résurrection ! Mais non ! Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer. » (Coran 75 , 1-2)
· L’âme apaisée (an-nafs al-mutma’innah), qui trouve pleinement sa sérénité dans le Commandement de Dieu et Sa Législation, sans aucun complexe. C’est l’âme qui est confiante dans la décision et le destin prescrits par Dieu, qui a l’intime conviction que tout ce qu’elle peut subir n’est que bien. La rétribution de cette âme est le Paradis : « Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis›. » (Coran 89 , 27 – 30)
Le but de la purification de l’âme est de parvenir à ce stade ultime de l’âme apaisée.
Pour ce faire, il est nécessaire de :
* Libérer l’âme des fléaux, des maux et de l’emprise des instincts;
* Cultiver l’âme à toutes les vertus morales.
C’est par ailleurs la finalité de la mission prophétique. Le Prophète dit en effet : « Je n’ai été envoyé que pour parachever les bonnes manières. »
Dieu — Exalté soit-Il — dit, résumant ainsi la quintessence de la religion : « Dis : ‹Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite›. » (Coran 6 , 161)
Ainsi, l’Islam est un ensemble de hautes valeurs morales. C’est pour cette raison que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — assigna l’excellence dans les bonnes manières à être les actions les plus pesantes le Jour de la Résurrection.
Les vertus sont de deux types : les vertus spirituelles et les vertus sociales. L’Islam cultive les deux types de vertus.
Les vertus spirituelles sont celles qui touchent à la relation qui existe entre l’homme et Dieu, ou d’une autre manière, celles qui n’ont pas trait aux autres hommes.
Les premières de ces vertus sont la pureté de la foi, l’amour de Dieu et de Son Messager, la pleine soumission à Dieu, l’observation de Dieu, la piété envers Dieu, la conviction en Dieu, la confiance en Dieu, la crainte de Dieu, etc…
Viennent ensuite des vertus telles que la purification de l’âme, à travers sa libération de l’emprise de l’orgueil et de la vanité, à travers la pudeur, la décence, le renoncement aux ornements du bas-monde, l’endurance dans le malheur, la poursuite de l’effort, etc…
Les vertus sociales sont celles qui touchent aux relations de l’homme avec le reste des êtres humains.
Parmi ces vertus, certaines concernent les relations de l’homme avec tous les êtres humains, qu’ils soient musulmans ou non. D’autres vertus concernent les relations qu’entretient l’homme musulman avec ses frères musulmans, avec ses proches, ses voisins, ses parents ou ses enfants.
On peut ainsi citer la miséricorde, la douceur, l’indulgence, la modestie, l’honnêteté, la sincérité, la tolérance, la justice, l’altruisme, la compassion, la générosité, etc…
Parmi toutes ces vertus, certaines sont impératives pour le musulman. C’est le cas par exemple du conseil (Nasîhah), qui est le degré médian de l’interdiction des choses blâmables (nahy `an al-munkar).
On sait en effet que le degré le plus élevé consiste en l’élimination des choses blâmables par la main. Mais peu de gens ont le pouvoir de réaliser cela. Le degré le plus bas est l’indignation intérieure devant une chose blâmable. Seul celui qui est impuissant et contraint peut faire cela. Reste le degré médian qui est l’expression de l’indignation par la parole, autrement dit le conseil. Le conseil est donc l’une des caractéristiques les plus importantes du musulman.
Il y a également le service qui doit être rendu aux musulmans en particulier et à tous les hommes en général. Le véritable musulman n’est pas celui qui prodigue uniquement des conseils et des recommandations. Il doit également ressentir le besoin des gens afin de leur rendre service sans aucune contrepartie.
Le musulman doit également apprendre la bienséance en cas de divergence des opinions, ainsi que les règles fondamentales du dialogue et du débat. Il ne doit pas accuser les intentions de son contradicteur ou de son interlocuteur.
L’histoire de Usâmah Ibn Zayd est révélatrice à cet égard. Sur le champ de bataille, Usâmah tua en effet un idolâtre après que ce dernier eut attesté qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu. Le Messager de Dieu le réprimanda sévèrement pour ce qu’il avait fait, lui disant, indigné : « L’as-tu tué après qu’il ait prononcé qu’il n’y a de dieu que Dieu ? » Usâmah répondit : « Mais Messager de Dieu, il l’a prononcé par crainte de mon épée. » Le Prophète lui dit : « Parce que tu as ouvert sa poitrine pour voir s’il était sincère ou non ? » Tous les indices suggéraient pourtant que la victime de Usâmah avait réellement prononcé l’attestation de foi par crainte d’être tué. Néanmoins, Dieu ne nous a pas permis d’accuser les intentions.
Le rôle de la purification de l’âme est le succès dans l’au-delà. Le Très Haut dit en effet : « A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. » (Coran 91 , 9 -10)
Et Dieu est le plus savant.
Auteur : Abou Al-Yousr Ahmed Khachab
Traducteur : Rachid Abou Louqman
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Jeudi, 1 janvier 2009 |

Le but ultime de l’Islam, ici-bas, est de donner à l’humanité une réelle possibilité de vivre en paix et en harmonie avec elle même et envers son environnement. Al-Ghazali dit :
« Les finalités générales de la Charia pour les êtres humains sont au nombre de cinq : il s’agit de leur préserver leur religion, leur vie, leur raison, leur filiation, et leur propriété.
Tout ce qui est de nature à préserver ces cinq finalités est un intérêt ; et tout ce qui concourt à faire manquer ces finalités est un préjudice.
En effet, la préservation de ces cinq finalités rentre dans la catégorie des indispensables. Ces dernières constituent le plus haut degré des intérêts. »
Il rajoute :
« Il est inconcevable pour toute religion ou philosophie qui veut le bien des hommes de ne pas chercher à préserver ces cinq éléments »
En d’autres mots, toute pensée qui tend à préserver ces finalités est compatible avec l’Islam et, par opposition, toute pensée qui risque de nuire à l’un de ces éléments est forcement non conforme.
Il est dit qu’il faut d’abord préserver la religion puisque c’est le garant même des autres finalités. Ceci se traduit par le respect de l’ensemble de règles qui régissent la relation entre l’être humain et son Créateur, d’un coté, et la relation des êtres humains entre eux, de l’autre coté.
Ensuite c’est la vie des humains qu’il faut conserver, tous les humains, en interdisant de se donner la mort ou de de tuer quiconque sans raison valable.
Puis, il est nécessaire de préserver la raison en prohibant tout ce qui peut altérer le discernement comme l’alcool, les drogues,…
Après, c’est au tour de filiation (qui inclue la famille et l’honneur), et dans ce sens, la Charia encourage le mariage et proscrit les actes sexuels hors de l’institution conjugale.
Et enfin, la propriété qui inclue non seulement les objets matériels de valeur pécuniaire; argents, maison, voiture, biens,… mais aussi tous les actifs humains tel que la santé, le temps, la jeunesse, la force, les connaissances,…
Par ailleurs, ces finalités sont classées par ordre de priorité, de façon à ce qu’on puisse choisir laquelle appliquer en cas de conflit d’intérêts. Par concequent, la preservation de la religion passe avant celle de la vie même, il est permis de boire de l’alcool pour sauver sa vie, … et ainsi de suite.
Enfin, il faut garder en l’esprit que l’Islam est, et doit être, applicable par tous et absolument facile à vivre. Allah dit « Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait » (Coran 2, 286)
Et selon Abou-Horaïra, le Prophète a dit : « La religion en principe est de pratique facile. Que personne ne cherche à être trop rigoureux dans l’observance de la religion sinon il succombera à la tâche. En conséquence restez dans un juste milieu en cherchant à vous rapprocher de la perfection. Ayez bon espoir et appelez à votre aide la prière le matin, le soir et un peu aussi pendant la nuit. » (Rapporté par Al Boukhari)
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Jeudi, 25 décembre 2008 |

Depuis la nuit des temps et dans tous les lieux, les êtres humains ont pratiqué une forme ou une autre de religion. Certains identifient la religion à son fondateur, comme Zarathoustra, Bouddha, ou le Christ, d’autres l’identifient à son lieu d’origine comme la Judée ou l’Inde. Ces religions, comme la plupart des autres religions moins connues, pratiquent la vénération et l’adoration du surnaturel, des morts des esprits et même des Prophètes (paix et bénédiction de Dieu sur eux).
L’islam est la seule religion qui ne se fonde pas sur le nom d’un Prophète, comme Mohammed, Ibrahim ou Adam, ni sur le lieu de sa révélation, comme l’Arabie, ou ailleurs.
L’islam est un code de conduite basé sur les relations de l’homme avec son Créateur Dieu, qui est aussi le Créateur de tout l’univers et de ce qu’il contient. L’islam est en même temps une mission objective et subjective.
L’islam guide et incite l’homme à faire le bien et à éviter le mal dans toutes ses actions et paroles, dans sa vie personnelle, familiale et sociale. Il harmonise donc la nature humaine à son environnement.
Le musulman n’a pas besoin que ce code de conduite soit confiné dans un temple, une église, une synagogue ou une mosquée.
Comment et pourquoi l’homme est-il sur terre ?
Ni vous, ni moi ne devons notre existence à notre volonté. Donc le vaste univers et les multiples créatures qu’il contient sont le fait d’un seul et Unique Créateur, avec un ensemble de règles pour chaque espèce et création. Cet Unique Créateur est Allah.
L’homme, comme les autres êtres et choses de cet univers, est Sa création. L’homme vient directement de la volonté de Dieu, et non pas par un hasard (…) Il a créé l’homme d’une seule âme, mâle et femelle. Comme le Coran le dit (49,13): «ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur»
Cette existence n’est donc pas une vaine création. Dieu Le Très-Haut a doté Adam le premier homme de l’intelligence et de la volonté pour choisir. Il lui a donné le choix entre le bien et le mal, avec toutes les conséquences liées à ce choix…
Dieu a aussi créé Satan, un djinn qu’Il avait élevé au rang des Anges, mais celui-ci fût déchu à cause de sa désobéissance, et de son orgueil.
Dieu a aussi créé les Anges, qui Lui sont soumis en toutes circonstances.
Le but de la vie humaine n’est donc pas la désobéissance à Dieu, mais bien la soumission à Dieu et la demande de Son pardon. Tandis que Satan, après avoir désobéit à Dieu, ne Lui demanda qu’un répit.
Donc l’objectif essentiel de cette vie n’est rien d’autre que l’adoration du Seul Créateur, en Lui obéissant physiquement et spirituellement, d’après les enseignements du Coran et de la Sunna . Dieu Le Très-Haut dit dans le Coran (51,56): « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent » et (2 ,21) : «Ô vous les hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés et ceux qui vous ont précédés, afin d’atteindre la piété»
Qu’est-ce que L’islam ?
L’islam est ce qui est communément reconnu comme étant la religion pratiquée par les musulmans. L’islam est le code de conduite naturel, comme il a été révélé par Dieu Le Très-Haut à Ses Messagers, depuis Adam jusqu’au dernier d’entre eux, le Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). en passant par Noe, Abraham, Moise,… et Jésus.
L’islam est la dernière révélation de Dieu à l’humanité. L’islam est un mot arabe qui signifie « soumission à Dieu », l’obéissance au code de conduite décidé pour le bien de l’humanité par Dieu et révélé dans Son livre le Coran et dans la Sunna du Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). L’islam est la religion qui assure la paix et la tranquillité dans ce bas monde et dans l’au-delà. Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) est Son Serviteur et Son Messager envoyé sur la terre durant une période de 23 années de révélation avec Son message complet : Le Coran (la parole de Dieu) qu’il pratiqua durant sa vie, ainsi que la conduite et le comportement qui y sont liés et connus comme sa tradition (Sunna).
Mohammed (que la paix et la bénédiction de Dieu soit sur lui) était un Prophète, un guide, un leader, un administrateur, un époux et un chef de famille sans comparaison. On ne devient pas musulman seulement par naissance, mais par l’observation de ce code de conduite transmit par le Prophète.
L’islam enseigne à l’homme la fraternité humaine sans considération de couleur, de race, de pays ou de condition sociale. Quand vous voyez les musulmans dans la prière, le jeûne, le pèlerinage ou dans l’accomplissement de toutes les choses vertueuses, vous savez que l’Islam est une miséricorde pour le pauvre, le mal guidé ou le démuni et ceci par le libre choix de chacun, pour son propre salut.
Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur le Prophète sur sa famille et ses Compagnons.
«Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Dieu, fait bonne oeuvre et dit: « Je suis du nombre des Musulmans »» (Coran 41, 33)
«Dis: « Voici ma voie, j’appelle les gens à la religion d’Dieu, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. Gloire à Dieu! Et je ne suis point du nombre des polythéistes» (Coran 12, 108)
«Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment» (Coran 3, 104 – 105)
source : www.islamhouse.com
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Vendredi, 12 décembre 2008 |

Les musulmans respectent et révèrent Jésus (que la paix soit sur lui). Ils le considèrent comme l’un des plus importants messagers que Dieu a envoyé à l’humanité.
Le Coran confirme sa naissance miraculeuse (d’une vierge), et un chapitre du Coran est intitulé « Maryam » (Marie).
Le Coran décrit la naissance de Jésus comme suit : « (Rappelle-toi) quand les Anges dirent: « Ô Marie, voilà que Dieu t’annonce une parole de Sa part : son nom sera le Messie Jésus, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés de Dieu. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr, et il sera du nombre des gens de bien ». Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée? « . « C’est ainsi ! », dit-Il. Dieu crée ce qu’Il veut. Quand il décide d’une chose, Il lui dit seulement « Sois », et elle est aussitôt » (Coran 3,45-47)
Jésus est né de façon miraculeuse sur l’ordre de Dieu, tout comme Adam, à qui Dieu avait insufflé la vie sans qu’il n’ait eu de père. Dieu a dit : « Pour Dieu, Jésus est comme Adam qu’Il créa de poussière, puis Il lui dit : « Sois » ; et il fut » (Coran 3,59)
Durant sa mission prophétique, Jésus a accompli plusieurs miracles. Dieu nous révèle que Jésus a dit :« « En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons » » (Coran 3,49)
Les musulmans croient que Jésus n’a pas été crucifié. Ses ennemis avaient l’intention de le crucifier, mais Dieu l’a sauvé et l’a élevé vers Lui. Et l’apparence physique de Jésus fut donnée à un autre homme. Alors, les ennemis de Jésus s’emparèrent de cet homme et le crucifièrent, croyant ainsi crucifier Jésus. Dieu a dit : « …Ils dirent : « Nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, le messager de Dieu » Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais son apparence fut donnée à un autre homme (et ils tuèrent cet homme)… » (Coran 4,157)
Ni Mohammed ni Jésus ne vinrent pour apporter des changements à la doctrine de base selon laquelle on ne doit croire qu’en un seul Dieu, doctrine qui fut prêchée par d’autres prophètes avant eux ; ils vinrent plutôt pour la confirmer et la renouveler.
«ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur. Jamais le Messie ne trouve indigne d’être un serviteur d’Allah, ni les Anges rapprochés [de Lui]. Et ceux qui trouvent indigne de L’adorer et s’enflent d’orgueil, Il les rassemblera tous vers Lui.» (Coran 4,171-172)
«(Rappelle-leur) le moment où Allah dira : « Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : “Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah ? ” Il dira : “Gloire et pureté à Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu.
Je ne leur ai dit que ce Tu m’avais commandé, (à savoir) : “Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur”. Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, c’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose.
Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage”» (Coran 5,116-118)
source : http://www.islamhouse.com/gp/151313
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Lundi, 8 décembre 2008 |

Littéralement « la fête du sacrifice », Aïd Al Adha est également connue sous le nom d’Aïd al Kabir (la grande fête) dans les pays du Maghreb ou Kurban Bayrami en Turquie.
C’est une fête importante du calendrier musulman, qui commémore la soumission d’Abraham (en arabe : Ibrahim) à Allah, symbolisée par l’épisode où le patriarche acceptait d’égorger son fils Ismaël sur l’ordre d’Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle.
Durant cette fête l’accent est mis sur la louange à Allah, la fraternité, la générosité, le partage et le rappel du devoir que l’on a envers Allah, nos familles, nos voisins et nos semblables. C’est une période où l’altruisme doit prendre le pas sur l’égoïsme et l’individualisme.
Comment doit-on disposer du mouton?
Allah dit : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, aux pauvres,…» (Coran Le Pèlerinage, 28)
Certains pieux prédécesseurs (Salafs) partageaient la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres.
Par ailleurs, il est interdit d’en vendre une partie ou d’en donner au boucher comme salaire.
Peut-on en donner aux non-musulmans ?
Cheikh Ibn Outhaymine a dit : « Il est permis de donner une partie de la viande du Sacrifice en aumône à un infidèle, si celui-ci ne fiât pas partie de ceux qui combattent les musulmans. Car s’il fait partie de ceux qui les combattent, on ne lui donne rien en vertu des propos du Très Haut : «Allah ne vous défend pas d’ être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. » (Coran, 60 : 8-9).
Fatawa Cheikh Ibn Outhaymine, 2/663.
& pour d’amples informations autour de cette pratique religieuse, veuillez consulter cet article.
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Bonne fête pour tous les musulmans du monde
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Vendredi, 28 novembre 2008 |

« The 100 : A Ranking of the Most Influential Persons in History » est le titre d’un livre écrit par Michael H. Hart en l’an 1978 . Il y a exposé le classement des 100 personnes qui ont le plus influencé l’histoire de l’humanité.
Le prophète Mohammed (pbsl) arrive en tête, l’auteur du livre justifie ce choix en déclarant que « Certains lecteurs seront peut-être étonnés de me voir placer Mohammad en tête des personnalités ayant exercé le plus d’influence en ce monde, et d’autres contesteront probablement mon choix. Cependant, Mohammad est le seul homme au monde qui ait réussi par excellence sur les plans religieux et séculier. »
Je tiens à noter aussi que les 10 premières places comportent 2 scientifiques, 2 inventeurs, un explorateur , 2 prophètes et 3 philosophes et religieux.. comme quoi la religion, la science et la philosophie sont des sujets qui passionnent les foules plus que tout!
Rien d’étonnant, car Mohammad n’est pas qu’une personnalité singulière ou qu’un génie hors du commun sur quelques plans que se soient.. Il est avant tout un messager de Dieu guidé par sa révélation.
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