Archives de février, 2009

Le jeu des définitions

Mercredi, 11 février 2009

dico

Je dormirai moins bête ce soir

Je reposerai, dans le sommeil, moins bête ce soir

Je reposerai, dans le sommeil, moins bête à la fin de journée

Je reposerai, dans le sommeil, moins ignorant à la fin de journée

Je reposerai, dans le sommeil, ignorant, d’intensité inférieure, à la fin de journée

Je resterai, immobile ou étendu sans activité pour me délasser et reprendre des forces dans le sommeil, ignorant, d’intensité inférieure, à la fin de journée

Je resterai, immobile ou étendu sans activité pour me délasser et reprendre des forces dans le sommeil,  celui qui ne connaît pas l’existence de quelque chose, d’intensité inférieure, à la fin de journée

Je resterai, immobile ou étendu sans activité pour me délasser et reprendre des forces dans le sommeil,  celui qui ne connaît pas l’existence de quelque chose, d’intensité qui est plus basse, à la fin de l’espace de temps compris entre le lever et le coucher du soleil

Ce n’est pas très réussi, mais je crois que vous avez saisi l’astuce..

Prenez un dictionnaire et à vous de jouer, ici ou chez vous!

Le tour du propriétaire

Mardi, 10 février 2009

L’autre fois je vous ai parlé de mon charmant hébergeur qui a donné un foyer gratis à mon misérable SDF de blog, aujourd’hui je vais vous faire visiter mon beau « chez moi » virtuel avec jardin, piscine et vue sur mer.

Suivez le guide..

embedded by Embedded Video

Ouaiii.. je sais que c’est juste des HLM, mais bon.. c’est mon chez moi, et je m’y plais!

Le vrai visage d’Israel

Dimanche, 8 février 2009

C’est fou ce qu’on peut apprendre en parcourant un blog sioniste..

On se rend compte combien les Palestiniens sont généreux.. naïvement généreux! Et  combien la Mouqawama est docile.. très docile!

La vidéo qui va suivre a été trouvé dans un blog israélien, l’auteur de l’article original exprime sa joie et sa fierté par rapport aux déclarations de M. Kedar Mordakhai (du département des études arabes de l’université Bar-Ilan) à propos de la colonisation, d’Al-Qods et de l’avenir de la Palestine.

Les commentaires des lecteurs que j’ai pu lire sur ce blog reflètent, eux aussi, une immense joie et un réel soulagement d’entendre un universitaire israélien s’exprimer de la sorte.

Les images..

embedded by Embedded Video

YouTube Direkt

Voici la traduction (fait maison) en français de cet interview, pour mes chers lecteurs qui ne comprennent ni l’arabe ni l’anglais :

Al Jazeera : cette décision (poursuite de construction de colonie juives sur des territoire occupés) n’est-elle pas un clou supplémentaire dans le cercueil des pourparlers Israëlo-palestiniennes?

Kedar Mordakhai : Réellement, je ne comprend pas pourquoi Israël doit avoir la permission de quelqu’un au monde pour décider ce qu’elle va faire? Al-Qods est notre capitale depuis 3000 ans.. Nous étions ici quand vos parents buvaient du vin et enterraient leurs filles vivantes et idolâtraient les statuts Al- Ouzza, Al-lata et Manate.. Nous n’avons plus à parler de cela, Al-Qods est notre capitale depuis 3000 ans et elle restera comme tel jusqu’à la fin des temps!

J : Excusez-moi M. Mordakhai, si vous voulez parler d’histoire, nous, allons parler du Coran.. Vous ne pouvez pas effacer Al-Qods du Coran!!! Je vous prie d’épargner les propos injurieux aux arabes et aux musulmans.. SVP, revenons à notre sujet

KM : Jamais le Coran n’a cité Al-Qods!!

J : « Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa… » (Coran 17, 1)

KM : Al-Qods n’a jamais été citée dans le Coran même pas une seule fois! et vous ne pouvez pas réécrire le Coran ici à Al-Jazeera!

J : SVP, parlant politique maintenant

KM : Al-Qods est en dehors des négociations!! Al-Qods appartient aux juifs, point! On ne peut discuter d’Al-Qods de quelque façon que se soit!! Et vous ne cessez de remettre cette question encore et encore.. Al-Qods est en dehors de toute négociation!

J : Les colonies..  M. Mordakhai, les colonies!

KM : Nous somme en train de parler de nouveaux appartements qui se construisent à l’intérieur d’Al-Qods…

J : Nous parlons de 1000 appartements qui font partie de 10.000 autres décidés à être bâtis.. Cette décision avait été suspendue (à cause de la pression internationale) et maintenant, vous procédez par tranches de 1000, 2000, 3000 unités comme ça sous la table! A ce rythme Al-Qods englobera toute la Cisjordanie, n’est-ce pas?

KM : Mon frère, Israël ne compte pas les appartement que construit le Qatar dans la péninsule du Qatar, de quoi vous mêlez-vous? Al-Qods est la notre pour toujours! Al-Qods n’est pas l’affaire d’Al-Jazeera ni de qui que se soit, point! Al-Qods est une ville pour les juifs et à eux seuls, elle n’est l’affaire de personne d’autre.

J : Est-ce que vous voulez signifier que les négociations entre Israéliens et Palestiniens se font sur la base des faits accomplis dont vous parlez maintenant?

KM : Mon frère, je t’invite à Al-Qods pour que tu puisse voir de tes propres yeux comment Al-Qods est devenue ville prospère, après qu’elle était en ruine aux mains des arabes jusqu’en 1967. Nous avons bâtis cette ville de nouveau, elle est ouverte actuellement aux chrétiens, musulmans et juifs comme elle ne l’a jamais été sous domination islamique. L’Islam a expulsé les juifs d’Al-Qods ainsi que les chrétiens pendant certaines périodes.. Maintenant, Al-Qod est grande ouverte à tous…

J : SVP, répondez à ma question, pourquoi à chaque fois que les négociations entre Israël et Palestine sont lancées, vous y répondez par plus de colonies, grignotage de terres, Judaïsation d’Al-Qods,… En procédant ainsi, ne croyez-vous pas que vous tuez la moindre chance pour un futur État palestinien?

KM : Jusqu’à l’heure, il y a eux États palestiniens, l’un à Gaza et l’autre, inchallah, en Cisjordanie.. Mais si les palestiniens continuent de négocier d’une manière irresponsable, il y aura un État en Hebron, un autre à Ramallah, un autre à Nablus, un autre à Jenin,…

J : Ceci est peut être vrai selon le scénario décidé par Israël, mais les résolutions internationales contredisent tout ce que vous dites M. Mordakhai.. Jerusalem Est est occupée, occupée, occupée! Tout le monde le sait..

KM : La Cisjordanie n’appartint à personne au monde, elle ne suit aucun État souverain c’est comme l’Antarctique au sud.. La Jordanie a occupé cette terre  jusqu’en 1967, et jusqu’à maintenant il n’y a pas d’État souverain, contrairement au Golan, au Sinaï et autres territoires. La Cisjordanie n’appartient à aucun État souverain au monde! C’est pour cela que personne ne pourra dire que c’est un territoire occupé! Et c’est pour cela que nous allons s’y installer et bâtir ce qu’on veut!

L’héritage en Islam, ou l’équité divine

Jeudi, 5 février 2009

femme-chefchaouen

Plusieurs associations féministes ont levé la voix, récemment, pour dénoncer de soi-disant discriminations à l’encontre des femmes, illustrées, selon leurs dires, par le fait que dans la Charia, ou loi islamique,  la part d’héritage revenant à la femme est deux fois moindre que celle de l’homme.

Je ne doute nullement de la bonne foi de ces bonnes femmes qui militent pour le bien de leurs concitoyennes, mais je leur conseille vivement de recarder leurs bonnes œuvres dans les domaines socio-économiques à même d’améliorer directement le niveau de vie des femmes dans tous les domaines et de laisser de ce pas, la Charia et l’ijtihad religieux aux spécialistes en la matière.

L’héritage en islam tire ses fondements du texte coranique qui précise les règles  concernant le partage de l’héritage entre les bénéficiaires légitimes.

En effet,  il y a trois versets dans le Coran qui déterminent, en gros, les parts que doivent recevoir chacun des membres de la famille d’un défunt, ce sont les versets 11, 12 et 176 de la sourate An-nisa :

« Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s’il n’y en a qu’une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d’eux le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un enfant. S’il n’a pas d’enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s’il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu’il aurait fait ou paiement d’une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d’Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage.

Et à vous la moitié de ce que laissent vos épouses, si elles n’ont pas d’enfants. Si elles ont un enfant, alors à vous le quart de ce qu’elles laissent, après exécution du testament qu’elles auraient fait ou paiement d’une dette. Et à elles un quart de ce que vous laissez, si vous n’avez pas d’enfant. Mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d’une dette. Et si un homme, ou une femme, meurt sans héritier direct, cependant qu’il laisse un frère ou une sœur, à chacun de ceux-ci un sixième. S’ils sont plus de deux, tous alors participeront au tiers, après exécution du testament ou paiement d’une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l’injonction d’Allah! Et Allah est Omniscient et Indulgent.«   (Coran 4,11-12)

« Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis: « Au sujet du défunt qui n’a pas de père ni de mère ni d’enfant, Allah vous donne Son décret: si quelqu’un meurt sans enfant, mais a une sœur, à celle-ci revient la moitié de ce qu’il laisse. Et lui, il héritera d’elle en totalité si elle n’a pas d’enfant. Mais s’il a deux soeurs (ou plus), à elles alors les deux tiers de ce qu’il laisse; et s’il a des frères et des soeurs, à un frère alors revient une portion égale à celle de deux soeurs. Allah vous donne des explications pour que vous ne vous égariez pas. Et Allah est Omniscient. » (Coran 4,176)

Il en ressort qu’en règle générale, la part d’héritage de la femme est la moitié moins que celle de l’homme. Cependant, ce n’est pas toujours le cas.

La femme hérite habituellement d’une part moindre que celle de l’homme, par exemple:

  • la fille hérite d’une part deux fois moindre que celle du fils;
  • l’épouse hérite de 1/8 si l’époux a des enfants et le 1/4 dans le cas contraire tandis que l’époux hérite le double de l’épouse dans le mêmes conditions;
  • si la personne décédée n’a ni parents ni descendants, la sœur hérite de la moitié de ce dont le frère héritera.

Il y a des cas où la femme hérite d’une part égale à celle l’homme, par exemple:

  • dans les cas où la personne décédée n’a ni père ni mère, ni enfants, mais un demi-frère et une demi-sœur, les deux héritent de parts égales;
  • si une personne décédée laisse des enfants, ses deux parents reçoivent des parts égales, ils héritent chacun d’un sixième.

Par ailleurs, et dans certains cas, la femme hérite d’une somme supérieure à celle de l’homme. En effet, si la personne décédée est un homme qui a laissé deux filles et deux frères : les filles héritent chacune 2/6 alors que les frères héritent chacun 1/6. Dans ce cas particulier, la femme hérite d’une part deux fois plus élevée que celle de l’homme.

Comment peut-on justifier le fait que l’homme aie, en général, droit à un héritage plus consistant que celui de son homologue féminin?

D’abord, et comme le précise Allah dans le Coran : « vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité »

Si la question de l’héritage devait dépendre de nous, chacun fixera des règles qui le conviennent d’après ce qu’il a jugé bon de son vivant, mais rien ne garantie l’opportunité de ces règles après sa mort et ces mêmes règles, une fois appliquées, risquent de semer la discorde entre les héritiers.

En quelque sorte, Allah nous épargne toute cette gymnastique que nous sommes incapables de gérer, car incapables de connaitre vraiment l’utilité de chacun autour de nous ainsi que la part d’héritage qu’il mérite.

Certains trouvent appui à cette « inégalité » dans le fait que la femme musulmane n’a aucune obligation financière; cette responsabilité repose entièrement sur les épaules de l’homme. Avant qu’une femme ne soit mariée, c’est son père, son frère ou son plus proche parent masculin qui pourvoit à ses besoins matériels tels que le logement, la nourriture, l’habillement,… Lorsqu’elle se marie, cette responsabilité incombe à son mari ou à son fils (si le mari n’est plus).

L’islam donne à l’homme toute la responsabilité de pourvoir aux besoins de sa famille, en « contre partie », l’homme reçoit une part d’héritage plus élevée.

Bref, j’espère avoir mis un peu de lumière sur cette affaire, mais pour ceux qui désirent plus de détails concernant le partage islamique de l’héritage, voici la liste des versets coraniques contenant ses règles :

  • Sourate al-Baqarah, verset 180;
  • Sourate al-Baqarah, verset 240;
  • Sourate An-nisa, versets 7-9;
  • Sourate An-nisa, verset 19;
  • Sourate An-nisa, verset 33;
  • et Sourate al-Maidah, versets 106-108.

Il existe aussi un logiciel qui peut vous aider à solutionner les différents cas de partage d’héritage suivant les règle de la Charia :

مكنون المواريث والزكاة Maknoun Al-maouarith & Zakate

Dans le site web de ce logiciel de partage d’héritage et de calcul de Zakate, vous trouverez des versions qui fonctionnent sous Linux, Unix et Mac Os ainsi qu’un tutoriel (en arabe).

Pour changer.. Il faut d’abord changer!

Mardi, 3 février 2009

« Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce que est en eux-mêmes » (Coran 13, 11)

change

Il existe des personnes qui tentent des choses, mais qui ne réussissent jamais.. J’en connais quelqu’un qui vient de divorcer pour la troisième fois en quatre ans, sans compter un quatrième mariage qui a été annulé en dernière minute..

D’autres veulent s’améliorer, mais échouent malgré leurs multiples tentatives.. Ils se disent que c’est sans espoir et que ce n’est pas leur faute s’ils ont la guigne..

Pourquoi certains échouent là où d’autres réussissent?

Et pourquoi ce sont presque toujours les mêmes personnes dans les deux cotés?

C’est simple comme les maths, pour espérer changer un résultat, il faut changer les données initiales!

En plus claire, on ne peut pas songer changer notre sort si l’on agit à chaque fois de la même façon et selon nos même habitudes.

En résumé, pour changer sa vie,  il faut changer sa façon de faire.

Nizar Qabbani : « Je suis pour le terrorisme! »

Mardi, 3 février 2009

handala

On nous accuse de terrorisme
Si nous prenons la  défense
D’une rose, d’une femme
Et d’un infaillible poème
D’une patrie qui n’a plus
Ni eau ni air
Ni tente ni chamelle
Ni même de  café noir.

. . .

On nous accuse de terrorisme
Si nous avons le courage de défendre
La chevelure noire de Balkis
Les lèvres de Maysoun
Hind, Daad
Ou Loubna et Rabab
Et une pluie de khôl noir
Tombant de leurs cils comme une inspiration !
Vous ne trouverez pas chez moi
De poème secret…
De langage secret
Ni de livre secret enfermé derrière portes closes
Et je ne garde pas de poème
Arpentant les rues, voilé par un hijab.

. . .

On nous accuse de terrorisme
Quand nous écrivons sur les dépouilles  de notre patrie
Foulée, démembrée, déchiquetée
Aux moignons dispersés
Une patrie cherchant son nom
Et un peuple innommé
Une patrie qui a perdu ses anciens grands poèmes
À l’exception de ceux de Khansa
Une partie qui a perdu sa liberté rouge, bleue ou jaune
Une patrie qui nous interdit
D’acheter un journal
D’écouter les informations
Une patrie où les oiseaux sont interdits de pépiement
Une patrie
Dont les écrivains écrivent
Sur le vent, par peur.
Une patrie
À l’image de notre poésie
Faite de mots abandonnés
Hors du temps
Importés
Avec une face et une langue étrangères…
Sans début
Ni fin
Sans lien avec son peuple ou son pays
Impasse de l’humanité
Une patrie
Allant aux négociations de paix
Sans dignité
Nu-pieds
Et sans aucune dignité
Une patrie
Où les hommes pris de peur se sont pissés dessus
Et où seules restent les femmes !

. . .

Le sel est dans nos yeux
Le sel est sur nos lèvres
Ou dans nos paroles
La sècheresse de nos âmes
L’avons-nous héritée des Beni Kahtane ?
Il n’y a plus de Mouaouya  dans notre nation
Ni d’Abou Sufiane
Plus personne pour dire « NON ! »
À ceux qui ont bradé nos foyers, notre terre
Et ont  fait de notre histoire radieuse
Un bazar !
Il n’est plus un seul poème dans notre vie
Qui n’ait perdu sa virginité
Dans le lit du Pouvoir
Nous nous sommes accoutumés à l’ignominie
Que reste-t-il donc d’un homme
Lorsqu’il s’est habitué au déshonneur ?
Je cherche dans le livre  de l’histoire
Oussama Ibn Munqidh
Okba Ibn Nafi
Je recherche Omar
Je recherche Hamza
Et Khalid chevauchant vers Damas
Je recherche Al Mutasim  Billah
Sauvant les femmes
De la barbarie des envahisseurs
Et des furies des flammes
Je recherche l’homme de la fin des temps
Mais ne trouve que des chats effrayés dans le noir
Craignant pour leur vie
Menacée par le règne des souris.
Sommes-nous atteints  de cécité nationale ?
Ou sommes-nous devenus daltoniens ?

. . .

On nous accuse de terrorisme
Quand nous refusons la mort
Sous les bulldozeurs d’Israël
Qui dévastent  notre terre, notre histoire, nos Évangiles
Notre Coran
Les reliques de nos prophètes
Si c’est là notre crime
Que le terrorisme est beau !

. . .

On nous accuse de terrorisme
Si nous refusons notre extinction
par les Mongols, les Juifs, les Barbares
Si nous lançons des pierres
Sur les vitres
Du Conseil de Sécurité
Aux mains des Tsars de notre temps
On nous accuse de terrorisme
Si nous refusons
De tendre notre main à
L’Amérique
Ennemie des cultures humaines
Elle-même sans culture,
Ennemie des civilisations humaines
Elle-même sans civilisation
L’Amérique, bâtisse géante
Sans murs.

. . .

On nous accuse de terrorisme
Si nous refusons une époque où l’Amérique
est devenue suffisante, riche, puissante
Traductrice assermentée
de l’hébreu.
On nous accuse de terrorisme
Si nous lançons une rose
Vers Jérusalem
Vers Al Khalil
Vers Gaza
Vers Nazareth
Si nous livrons du pain et de l’eau
Aux Troyens assiégés.

. . .

On nous accuse de terrorisme
Si nous élevons la voix
Contre les dominateurs qui veulent nous isoler
Contre tous ceux qui ont changé de selle
Et d’unionistes sont devenus laquais.

. . .

On nous accuse de terrorisme
Si nous faisons profession de culture
Si nous lisons un livre de juridiction ou de politique
Si nous en appelons à notre Dieu
Si nous la lisons la Sourate Al Fatah
Et écoutons le prêche du Vendredi
Nous commettons là un acte terroriste.

. . .

On nous accuse de terrorisme
Si nous défendons notre pays
Et la dignité de son sol
Si nous nous révoltions contre l’extorsion de notre peuple
Notre propre extorsion
Si nous protégeons le dernier palmier de notre désert
Et la dernière étoile de notre ciel
Et les dernières lettres de nos noms
Et la dernière goutte de lait du sein de notre mère
Si tel est notre crime
Que le terrorisme est magnifique !

. . .

Je suis un terroriste
Si le terrorisme peut me préserver
Des immigrants de Russie
De Roumanie, de Hongrie, de Pologne
Qui se sont installés en Palestine sur notre dos
Pour voler les minarets de Jérusalem
La porte d’Al Aqsa
Ses ors et ses dômes.

. . .

Je suis pour le terrorisme
Si nous pouvons libérer le Christ
La Vierge Marie et la Ville sainte
Des émissaires de mort et de dévastation
Hier la route nationale traversait nos terres
Triomphante comme un pur-sang arabe
Et nos parcs étaient des rivières coulant avec vigueur et fierté
Après Oslo
Nous avons perdu nos dents
Et sommes devenus un peuple frappé de surdité et de cécité.

. . .

Je suis pour le terrorisme
Si cela peut me préserver des Tsars juifs
Et des Césars romains.

. . .

Je suis pour le terrorisme
Tant que ce nouveau monde
Sera également divisé entre
Amérique et Israël.

. . .

Je suis pour le terrorisme
Tant que ce nouveau monde
Nous classera comme loups

. . .

Je suis pour le terrorisme
Tant que le Congrès américain
Fera la loi
Et décidera des récompenses et des châtiments.

. . .

Je suis pour le terrorisme
Tant que ce nouveau monde
Détestera profondément
L’odeur des Arabes.

. . .

Je suis pour le terrorisme
Tant que ce nouveau monde
Massacrera mes bébés
Et les jettera aux chiens.

. . .

Pour tout cela
Je veux crier haut et fort
Je suis pour le terrorisme
Je suis pour le terrorisme
Je suis pour le terrorisme.

Nizar Qabbani, 15/4/1997

Traduit par  Fausto Giudice

Note du traducteur à l’usage des lecteurs ignorants des références arabo-musulmanes

DEVOILER ▼

Poème original :أنا مع الإرهاب

DEVOILER ▼

A Propos

Ici j'exprime mes reflexions, qui sont les reflexions de ce qui je suis et de tout ce qui m'entoure.. Plus

Souscrire?

  Souscrire dans un lecteur? Ou, souscrire via e-mail:
Entrez votre e-mail:   
Trouver :