Archives de janvier, 2009

Le marasme d’une génération

Vendredi, 16 janvier 2009

« Une génération qui ignore l’histoire n’a pas de passé ni de futur. »

Robert Heinlein

generation

J’ai été interpelé, dans la rue devant chez moi, par une petite fille, je dirai 3 ou 4 ans tout au plus.. elle m’a balbutié quelques mots dont j’ai pu déceler « falastine« .. « darbo« .. « drari o labnat » ?

N’ayant pas trop compris ce qu’elle voulut me demander exactement , j’ai souris et hoché de tête en signe affirmatif.. Et quelle fut sa joie d’apprendre que je confirmais ses intentions!

Aussitôt elle s’est retournée vers un copain à elle, du même age il parait, et lui dit d’un air triomphant : « Chti!« 

L’autre, pas d’accord avec elle, lui  cri : « Lihoud! lihoud!« 

Ne me souciant pas trop de ce qui ravivait leur désaccord, ou duquel des deux avait tort ou raison.. J’ai été convaincu qu’ils discutaient de Gaza.

- Se préoccuper des évènements de Gaza à cet age?

- Oui et pourquoi pas? J’avais, moi même, signalé le phénomène il y a quelques jours déjà (cf. « Israel n’a qu’à bien se tenir« )

- Mais bon sang, ce ne sont même pas des écoliers, ceux-là sont trop jeunes.. Si ça se trouve, ils portent toujours leurs couche-culottes!

Mes premiers souvenirs à moi à propos de la Palestine remontent au temps où j’ai été à l’école primaire, j’avais 9 ou 10 ans je pense.. mes « connaissances » du conflit  avec Israël se résumaient à avoir appris par cœurs quelques chansonnettes remémorant la bravoure des combattants et la lâcheté des sionistes, qu’on nous demandait de réciter dans différentes occasions..

Je n’ai cru commencer à comprendre le fond du sujet qu’en arrivant au lycée.. Ah le lycée et l’adolescence! l’époque de toutes les folies.. Pas besoin de signaler, qu’à cette époque là,  s’occuper de la Palestine était trop ringard.. Par contre aller au cinéma voir une production hollywoodienne, chanter les  Madonna et Georges Michael, ça c’était cool!!

Les slogans ont remplacé les chansonnettes, et le désespoir a évincé, peu à peu, tout semblant de victoire. On avait une réplique toute faite de dire à quelqu’un : « Tu ne vas guerre libérer la Palestine » en guise de : « du calme tu n’accomplira pas de miracle ».. La cause nous semblait perdu à jamais, alors autant vaquer à nos occupations « cooool »..

Et puis vint Saddam (Hussein de son prénom).. Lui seul pouvait « accomplir le miracle » à nos yeux, lui seul pouvait faire changer les choses.. Mais bon, la suite vous la connaissez.. Moralité de l’histoire: Seul, on ne peut rien accomplir.

Arrivé à l’age adulte, j’ai été plus préoccupé par mon gagne-pain que par le sort des autres, mon unique lien avec LA CAUSE, se résumât alors à regarder Al Jazeera et compter, nonchalamment, les résolutions de l’ONU non appliquées, les tentatives de paix inabouties ainsi que le nombre des morts et blessés..

Au fait, avant cela, je ne connaissait même pas l’existence de Gaza.. Pour vous illustrer l’énormité de mon inculture à ce propos (Tiens, je devrais ajouter cela à ma liste de lacunes)

Ensuite, Arafete meure est assassiné, Abbas lui succède, le Hamas triomphe, l’embargo s’installe, le Hamas prend Gaza, et re-blocus, le blocus se poursuit, le blocus se maintient, Israël bombarde Gaza, des manifestations éclatent, Israël continue de bombarder Gaza en dépit de tout, les arabes continuent de faire rire le monde et les fils de Gaza meurent toujours à l’heure où vous me lisez..

Désormais, les choses doivent changer, aussi bien pour moi que pour toute ma génération.. nous devons faire des cours accélérés pour nous rattraper.. il devient honteux à chacun de nous de ne pas connaitre les tenants et les aboutissants de cette occupation qui n’a que trop duré..  c’est notre seule chance de survit contre la tumeur sioniste qui ne cesse d’engloutir tout sur son passage et il en va de même pour la survit de notre dignité.. du moins, le peu qui en reste.

Face à mon inculture

Mercredi, 14 janvier 2009

« Beaucoup de réflexion et non beaucoup de connaissances, voilà à quoi il faut tendre. »

Démocrite

inculture

Dans un temps normal.. Je parle pour exprimer ce que je crois savoir mieux que les autres afin d’espérer les intéresser..

Aujourd’hui, et pour répondre présent à l’invitation de mamalilou, ce sera plutôt l’inverse.. Je vais essayer d’évoquer de ce que je ne sais pas, ce que je ne maitrise pas,… Je vais étaler les lacunes et les carences de mon savoir..

Aujourd’hui je vais affronter mon inculture!

Premièrement, mon inculture est linguistique.. J’écris en français, cependant ce n’est pas ma langue natale ni même la langue que j’utilise au quotidien.. Alors, ne soyez pas étonnés si vous trouvez des difficultés à me comprendre ou, pire, si vous trouvez des incohérences dans mon discours

Ensuite, il y a plus grave: mon inculture est communicationnelle.. Il parait que je suis assez nul avec le genre féminin, en l’occurrence ma pauvre femme; selon ses propres termes, je suis avare de mots doux et de tendresse! J’avoue que je ne sais pas comment m’y prendre sans que ça n’aille l’air d’être forcé ou artificiel.. Je sais pas si je me suis bien fait comprendre, dans le cas contraire se référer à ma première lacune.

Enfin, mon inculture est générale.. Car j’aurais aimé connaitre plein de choses sur presque toutes choses, mais c’est pas par hasard qu’on m’appelle Simpldespry

Je ne connais pas beaucoup de monde à qui passer le relai.. (En voila une autre lacune à combler!).. Bon je vais tagger toute ma liste de liens et espérer que quelqu’un s’y intéresse :
Nabil,Asmaa,Aghrass et une marocaine à vous!!

Xénophane, le visionnaire

Mardi, 13 janvier 2009

« Il n’est pas juste de mettre la force au-dessus de la saine sagesse. »

Xénophane

paque

Qui ne connait pas les Dieux de la mythologie?

Qui n’a jamais entendu parler de Zeus, Héra ou Aphrodite?

Les Dieux mythologiques étaient nombreux, mais un trait les unissait tous.. Ils avaient une apparence humaine, c’est ce qu’on appelle l’anthropomorphisme des dieux.

Cela signifie en réalité, que chaque peuple attribut à ses divinités un aspect humain.. Sinon, des apparences qui lui sont familières et qui font partie de son vécu quotidien.

Certes, je pourrais comprendre que l’Homme soit incapable d’imaginer ce qu’il n’a jamais vu, mais je ne saisie pas le sens ou la nécessité de cet anthropomorphisme.. Je rappelle que mon Dieu à moi ne ressemble à rien de ce qui existe autour de moi (cf. Réflexion n° 0)..

Mon ami Xénophane (580 – 470 av. J.C.) partage mon point de vue, voilà ce qu’il dit :

« Si les bœufs et les lions avaient des mains et pouvaient peindre comme le font les hommes, ils donneraient aux Dieux qu’ils dessineraient des corps tout pareils aux leurs, les chevaux les mettant sous la figure de chevaux, les bœufs sous la figure de bœufs. »

Il loue ensuite le philosophe d’avoir fait Dieu incorporel et d’avoir dit :

«Unique et tout puissant, souverain des plus forts, Dieu ne ressemble à nous ni d’esprit ni de corps. Les humains, en faisant les Dieux à leur image, Leur prêtent leurs pensées, leurs voix et leurs visages ».

Xénophane affirme donc qu’il n’existe qu’un seul Dieu, plus grand que les dieux et les hommes. Il est unique, éternel et ne ressemble en rien aux mortels, ni par sa démarche, ni par sa manière de penser.

Il déclare, ensuite, que cette réalité ultime ne peut pas être connue avec certitude par les êtres humains dont la connaissance de la réalité se limite aux conjectures ou opinions. Et même si un humain y arrive, comment le saura-t-il?

Néanmoins, il confirme qu’il est possible de se rapprocher graduellement de la vérité:

«Les dieux n’ont pas révélé aux mortels les choses cachées dès le commencement, mais en cherchant, ceux-ci avec le temps trouvent le meilleur»

Réflexion n° 15:

Si mon Dieu ne me révèle pas sa voie, comme pourrais-je la trouver tout seul? Et comment saurais-je, le cas échéant, si je suis sur la bonne ou la mauvaise voie?

Kill’em all

Lundi, 12 janvier 2009

The parameters of a unilateral solution are: To maximize the number of Jews; to minimize the number of Palestinians

Ehud Olmert

Vous êtes un commandant israélien (pas de quoi être fière, je sais)..

Vos aïeuls ont  été victimes d’injustice dans le passé (enfin, peut être)..

Vous avez donc le DROIT de les venger..

Vous ne savez pas auprès de qui, mais peu importe pour le moment..

Tiens! Vous pouvez commencer par les arabes d’à coté..

Vous avez toutes les armes sophistiquées du monde..

Vous avez l’appui inconditionnel des USA et de tous les pays modernes..

Et vous pouvez compter sur un silence religieux des autres..

Vous devez tuer le plus de palestiniens possible (peu importe l’age ou la fonction)..

Seule contrainte: Le temps vous est compté, alors il faut faire vite!!!

Telle est votre mission d’aujourd’hui soldat..

- . – . . – . . . – . . – . -

Si la fenêtre vous parait trop petite ou illisible, vous pouvez télécharger le jeu ici:

Télécharger le jeu

Guerres civilisationnelles et phobies de l’occident

Jeudi, 8 janvier 2009

terre

Le  (15/9/2001)

Le magazine l’Express attribue l’idée d’une « Guerre des civilisations » à un écrivain occidental. Vous étiez l’un des premiers à en parler. Pourriez vous nous éclairer ? Ceci est une question adressée à Mahdi Elmandjra, suite à la tragédie aux USA, et au risque de plus en plus récurrent qu’est justement une éventuelle guerre civilisationnelle. Réponse de Mahdi Elmandjra.

RABAT -

Par Mahdi Elmandjra, Professeur à l’Universté Mohammed V

J’ai effectivement parlé de « la première guerre civilisationnelle » dans un interview à Der Spiegel qui en avait fait un grand titre dans son numéro du 11 février 1991. J’ai ensuite publié en 1991 un livre sous le même titre en Arabe qui a paru à Casablanca, Alger, Le Caire, et qui a paru en français l’année suivante à Casablanca et dont voici la couverture. La version française ainsi que l’anglaise se trouve sur mon site. Toujours pour votre information voici ce qu’écrivait le journal suisse. Le Temps Stratégique dans son numéro 82 de juillet-août 1996.

Deux ans avant Samuel Huntington, j’annonçais la « Première guerre civilisationnelle ». En août 1991, alors que professeur d’économie à l’Université Mohammed V de Rabat, j’écrivais, dans l’ouvrage en arabe intitulé « Première guerre civilisationnelle: « La guerre du Golfe n’est que le premier épisode d’un conflit Nord-Sud [qui sera] dominé dorénavant par des considérations d’ordre essentiellement culturel« .

J’estime que si la période coloniale a été caractérisée par des enjeux d’ordre économique, la période néocoloniale, par des enjeux d’ordre politique, le post-colonialisme sera déterminé par des enjeux culturels, d’où le risque de « guerres civilisationnelles ».

Dans cet ouvrage, vous pouvez lire que « Les trois grandes peurs de l’Occident » sont celles de la démographie, de l’Islam et de l’Asie, des «menaces» qui figurent en bonne place dans l’article détonnant de Samuel Huntington, « The Clash of civilizations », publié en été 1993 par la revue américaine « Foreign Affairs ».

Je préfère cependant au « Clash » des civilisations, la diversité culturelle. J’affirme que l’expérience historique du Japon « montre à l’évidence que modernisation ne veut pas dire occidentalisation« . Je fais ici référence à Atsushi Shimokoube, président de l’Institut Nippon pour l’Avancement de la Recherche (NIRA), pour qui le « nouvel ordre mondial pourrait être (…) l’âge de la coexistence des civilisations multiples« .

Finalement, Samuel Huntington lui même reconnait à la page 246 de son livre « The Clash of Civilizations » que j’ai été le premier à utiliser l’expression et à énoncer le concept. Utilisez n’importe quel moteur de recherche sur l’internet et cherchez « first civilizational war » ou « première guerre civilisationnelle » et le résultat indiquera cette évidence.

Sources: « La Crise du Golfe, prélude à l’affrontement Nord-Sud », par Mahdi Elmandjra, in: « Futuribles », Paris, octobre1990, et Première guerre civilisationnelle, texte disponible sur le site de l’auteur.

La purification des âmes : une nécessité pour le musulman

Mercredi, 7 janvier 2009

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L’être humain a une mission dont Dieu lui a donné la responsabilité : il s’agit de l’adoration, avec toute la signification islamique que porte ce terme : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51, 56)

L’être humain a une nature originelle (Fitrah) selon laquelle Dieu l’a créé ; elle réside dans la soumission et l’abandon à Dieu (Islâm) : « Telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes, pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture. » (Coran 30 , 30)

Par ailleurs, l’âme humaine est continuellement tiraillée entre :

1. L’appel de la nature primordiale, qui est l’appel lancé par les Prophètes et ceux qui les suivent;
2. L’appel des insinuations du diable;
3. L’influence de l’environnement extérieur : le prophète Mohammed (pbsl) a dit« Tout être humain naît selon la nature originelle. Ce ne sont que ses parents qui le judaïsent, le christianisent ou le rendent adorateur du feu [...] ».

De ce fait, l’âme humaine se caractérise selon la réaction qu’elle a face à l’un de ces trois éléments. Elle deviendra ainsi :

· L’âme incitatrice au mal (an-nafs al-ammârah bis-sû’), qui réagit positivement aux insinuations du diable et à l’environnement débauché dans lequel elle vit : « car l’âme est très incitatrice au mal » (Coran 12 , 53)

* L’âme critique (an-nafs al-lawwâmah), qui répond aux incitations au mal, qui dévie du droit chemin puis qui se blâme et s’autocritique avant de se repentir. C’est en raison de ses déviances et autocritiques récurrentes également qu’une telle âme est appelée « âme critique » : « Non !… Je jure par le Jour de la Résurrection ! Mais non ! Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer. » (Coran 75 , 1-2)

· L’âme apaisée (an-nafs al-mutma’innah), qui trouve pleinement sa sérénité dans le Commandement de Dieu et Sa Législation, sans aucun complexe. C’est l’âme qui est confiante dans la décision et le destin prescrits par Dieu, qui a l’intime conviction que tout ce qu’elle peut subir n’est que bien. La rétribution de cette âme est le Paradis : « Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis. » (Coran 89 , 27 – 30)

Le but de la purification de l’âme est de parvenir à ce stade ultime de l’âme apaisée.

Pour ce faire, il est nécessaire de :

* Libérer l’âme des fléaux, des maux et de l’emprise des instincts;
* Cultiver l’âme à toutes les vertus morales.

C’est par ailleurs la finalité de la mission prophétique. Le Prophète dit en effet : « Je n’ai été envoyé que pour parachever les bonnes manières. »

Dieu — Exalté soit-Il — dit, résumant ainsi la quintessence de la religion : « Dis : ‹Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite›. » (Coran 6 ,  161)

Ainsi, l’Islam est un ensemble de hautes valeurs morales. C’est pour cette raison que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — assigna l’excellence dans les bonnes manières à être les actions les plus pesantes le Jour de la Résurrection.

Les vertus sont de deux types : les vertus spirituelles et les vertus sociales. L’Islam cultive les deux types de vertus.

Les vertus spirituelles sont celles qui touchent à la relation qui existe entre l’homme et Dieu, ou d’une autre manière, celles qui n’ont pas trait aux autres hommes.

Les premières de ces vertus sont la pureté de la foi, l’amour de Dieu et de Son Messager, la pleine soumission à Dieu, l’observation de Dieu, la piété envers Dieu, la conviction en Dieu, la confiance en Dieu, la crainte de Dieu, etc…

Viennent ensuite des vertus telles que la purification de l’âme, à travers sa libération de l’emprise de l’orgueil et de la vanité, à travers la pudeur, la décence, le renoncement aux ornements du bas-monde, l’endurance dans le malheur, la poursuite de l’effort, etc…

Les vertus sociales sont celles qui touchent aux relations de l’homme avec le reste des êtres humains.

Parmi ces vertus, certaines concernent les relations de l’homme avec tous les êtres humains, qu’ils soient musulmans ou non. D’autres vertus concernent les relations qu’entretient l’homme musulman avec ses frères musulmans, avec ses proches, ses voisins, ses parents ou ses enfants.

On peut ainsi citer la miséricorde, la douceur, l’indulgence, la modestie, l’honnêteté, la sincérité, la tolérance, la justice, l’altruisme, la compassion, la générosité, etc…

Parmi toutes ces vertus, certaines sont impératives pour le musulman. C’est le cas par exemple du conseil (Nasîhah), qui est le degré médian de l’interdiction des choses blâmables (nahy `an al-munkar).

On sait en effet que le degré le plus élevé consiste en l’élimination des choses blâmables par la main. Mais peu de gens ont le pouvoir de réaliser cela. Le degré le plus bas est l’indignation intérieure devant une chose blâmable. Seul celui qui est impuissant et contraint peut faire cela. Reste le degré médian qui est l’expression de l’indignation par la parole, autrement dit le conseil. Le conseil est donc l’une des caractéristiques les plus importantes du musulman.

Il y a également le service qui doit être rendu aux musulmans en particulier et à tous les hommes en général. Le véritable musulman n’est pas celui qui prodigue uniquement des conseils et des recommandations. Il doit également ressentir le besoin des gens afin de leur rendre service sans aucune contrepartie.

Le musulman doit également apprendre la bienséance en cas de divergence des opinions, ainsi que les règles fondamentales du dialogue et du débat. Il ne doit pas accuser les intentions de son contradicteur ou de son interlocuteur.

L’histoire de Usâmah Ibn Zayd est révélatrice à cet égard. Sur le champ de bataille, Usâmah tua en effet un idolâtre après que ce dernier eut attesté qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu. Le Messager de Dieu le réprimanda sévèrement pour ce qu’il avait fait, lui disant, indigné : « L’as-tu tué après qu’il ait prononcé qu’il n’y a de dieu que Dieu ? » Usâmah répondit : « Mais Messager de Dieu, il l’a prononcé par crainte de mon épée. » Le Prophète lui dit : « Parce que tu as ouvert sa poitrine pour voir s’il était sincère ou non ? » Tous les indices suggéraient pourtant que la victime de Usâmah avait réellement prononcé l’attestation de foi par crainte d’être tué. Néanmoins, Dieu ne nous a pas permis d’accuser les intentions.

Le rôle de la purification de l’âme est le succès dans l’au-delà. Le Très Haut dit en effet : « A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. » (Coran 91 , 9 -10)

Et Dieu est le plus savant.

Auteur : Abou Al-Yousr Ahmed Khachab

Traducteur : Rachid Abou Louqman

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Mardi, 6 janvier 2009

ecrito

Je suis musulman

Tuez moi et appelez cela

« Dommage collatéral »

Emprisonnez moi et appelez cela

« Mesure de sécurité »

Exilez les miens en masse et appelez cela

« Nouveau Moyen-Orient »

Volez mes ressources, envahissez ma terre,
changez mon gouvernement et appelez cela

« Démocratie »

A Propos

Ici j'exprime mes reflexions, qui sont les reflexions de ce qui je suis et de tout ce qui m'entoure.. Plus

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