Comprendre l’histoire d’Israël pour comprendre Israël aujourd’hui

Posté le 29 janvier 2009 – 16:32 | par Simpldespry |

erez-israel

Comprendre l’histoire d’Israël pour comprendre Israël aujourd’hui

(texte de l’universitaire israélien Ilan Pappe [1])

dimanche 13 août 2006.

Le développement actuel de la triste réalité au Moyen-Orient a des racines historiques claires et un voyage dans le passé peut aider à éclairer ce qu’il y a derrière la politique destructrice d’ Israël en Palestine et au Liban.

Le Sionisme est arrivé en Palestine à la fin du 19ème siècle en tant que mouvement colonialiste motivé par des impulsions nationales. La colonisation de la Palestine s’adaptait bien aux intérêts et à la politique de l’Empire Britannique à la veille de la Première Guerre Mondiale.

Avec le soutien de la Grande-Bretagne, le projet de colonisation s’est développé, et est devenu une présence massive sur le terrain après la guerre et avec l’établissement du Mandat Britannique en Palestine (qui a duré de 1918 à 1948).

Tandis qu’avait lieu ce regroupement, la société autochtone a subi, comme d’autres sociétés dans le reste du monde Arabe, un processus régulier de constitution d’une identité nationale. Mais avec une différence.

Tandis que le reste du monde Arabe façonnait son identité politique par la lutte contre le colonialisme européen, le nationalisme en Palestine signifiait affirmer son identité collective contre un colonialisme britannique d’exploitation et un Sionisme expansionniste. Donc, le conflit avec le Sionisme était un fardeau supplémentaire.

La politique pro-Sioniste du Mandat Britannique a naturellement tendu les relations entre la Grande-Bretagne et la société palestinienne locale. Cela a atteint son point culminant lors d’une révolte en 1936 contre Londres et le développement du projet colonial Sioniste. [2]

La révolte, qui a duré trois ans, n’a pas pu modifier la politique du Mandat Britannique qu’il avait déjà décidée en 1917. Le ministre des Affaires Etrangères Britannique, Lord Balfour, avait promis aux leaders Sionistes que la Grande-Bretagne aiderait le mouvement à construire une patrie pour les Juifs en Palestine.

Le nombre de Juifs entrant dans le pays augmentait chaque jour – bien que même à ce moment-là, pendant les années 30, les Juifs ne représentaient qu’un quart de la population, et ne possédaient que 4% de la terre. Alors que la résistance au colonialisme se renforçait, la direction Sioniste a commencée à être convaincue qu’ils ne pourraient créer leur propre État qu’en expulsant l’ensemble des Palestiniens. Du tout début et jusqu’aux années 30, les penseurs Sionistes ont propagé la nécessité de nettoyer ethniquement la population autochtone de la Palestine si le rêve d’un Etat Juif se réalisait.

La préparation pour l’application de ces deux objectifs de patrie et de suprématie ethnique s’est accélérée après la Seconde Guerre Mondiale. Pour les Anglais, le pays avait perdu son importance stratégique quand ils ont été expulsés de l’Inde. C’était un endroit tendu qui exigeait la présence des forces britanniques en nombre équivalent à celui que l’empire maintenait dans le sous-continent indien – sans récompenses évidentes pour l’Empire.

Tandis que la direction Sioniste finalisait un plan pour prendre la terre et expulser la population entre 1946 et 1948, les responsables palestiniens espéraient que l’empire Britannique leur donnerait leur pays dans lequel ils représentaient toujours la grande majorité autochtone de la population. Mais la Grande-Bretagne a décidé de transférer la question de la Palestine devant les Nations Unies (l’ONU) en février 1947. La Palestine était le premier conflit dans lequel il était invité à négocier d’une manière significative. Il a proposé une solution pro-Sioniste, très injuste et impossible à mettre en pratique.

Le premier obstacle était que puisque les Palestiniens demandaient à être traités comme n’importe quel autre mouvement national arabe, ils s’attendaient à ce que la communauté internationale reconnaisse, sans condition, leur droit légitime au pays. Ils ne s’attendaient pas à ce que ce droit soit négocié avec un mouvement colonialiste. Ils ont donc boycotté le processus. L’ONU l’a ignoré et le Comité Spécial qu’il a nommé pour la question, l’Unscop (le Comité Spécial des Nations Unies pour la Palestine) n’a discuté qu’avec les responsables Sionistes. Il a conçu une solution qui ne répondait aux besoins et aux aspirations que de ce seul côté.

De toute façon, les Palestiniens avaient de la difficulté à présenter le côté moral de leurs demandes en raison de l’holocauste. La communauté internationale occidentale n’était que trop heureuse d’éluder tous les débats au sujet des implications du génocide en Europe et de laisser le problème à la porte de la Palestine. Le résultat inévitable de cette approche acceptait presque sans réserve les demandes Sionistes d’un État en Palestine.

Territoire Fin novembre 1947, l’ONU a offert de diviser la Palestine en deux Etats presque égaux au niveau territorial. Les Juifs ne représentaient qu’un tiers de la population en 1947 et la plupart d’entre eux n’étaient arrivés en Palestine que quelques années plus tôt. Le refus catégorique des Palestiniens à cette proposition, soutenus par la Ligue Arabe, a permis à la direction Sioniste de planifier soigneusement la prochaine étape. Entre février 1947 et mars 1948, un dernier plan pour un nettoyage ethnique a été préparé.

La direction Sioniste a défini 80% de la Palestine (Israel d’aujourd’hui sans la Cisjordanie) comme espace pour le futur Etat. C’était un secteur dans lequel un million de Palestiniens vivaient à côté de 600.000 juifs. L’idée était de déraciner autant de Palestiniens que possible. Entre mars 1948 et la fin de l’année, le plan a été mis en application en dépit de la tentative d’opposition de quelques États Arabes, ce qui a échoué. Environ 750.000 Palestiniens ont été expulsés, 531 villages ont été détruits et 11 secteurs urbains ont été démolis.

La moitié de la population de la Palestine a été déracinée et la moitié de ses villages a détruit. L’état d’Israel a été établi sur plus de 80% de la Palestine, transformant les villages palestiniens en colonies Juifs et parcs de loisirs, mais il a permis à un nombre restreint de Palestiniens d’y rester en tant que citoyens.

La guerre de juin 1967 a permis à Israël de prendre les 20% de la Palestine restants. Cette saisie a d’une certaine façon mis en échec l’idéologie ethnique du mouvement Sioniste. Israël a pris les 100% de la Palestine, mais l’état a incorporé un grand nombre de Palestiniens, population que les Sionistes avaient eu tellement de mal à expulser en 1948. Le fait qu’on ait laissé faire Israël en 1948, et qu’il n’ait pas été condamné pour le nettoyage ethnique qu’il a commis, l’a encouragé à nettoyer ethniquement de la Cisjordanie et de la bande de Gaza 300.000 autres Palestiniens.

Mais la guerre de juin 1967 fut trop courte – six jours – et la communauté internationale était plus au courant. La société palestinienne était plus expérimentée. Par conséquent, Israel est resté avec un grand nombre de Palestiniens sous son contrôle et n’a pas pu achever le travail. Le Mouvement National Palestinien est à nouveau apparu sous la forme de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et même s’il n’avait pas libéré un seul mètre carré de la Palestine, il a reposé la question palestinienne et la Nakbah de 1948 (catastrophe) au centre de l’attention de public mondial.

L’opération de nettoyage ethnique a été également mise en échec par la persistance et la détermination de ces Palestiniens qui ont été autorisés à rester en Israël. Ils sont devenus le quart de la population. La démographie est ainsi devenue la question principale sur l’agenda de la sécurité nationale israélienne. Elle éclipse tous les autres problèmes, que ce soit l’égalité sociale, la démocratie ou les droits de l’homme. Le système d’éducation, les médias et les politiciens soulignent le danger « que les Palestiniens constituent pour l’existence de l’Etat d’Israël et pour le bien-être des citoyens Juifs ». Dans cette situation, la « Gauche » israélienne pousse à diminuer la taille du territoire, la droite réclame une réduction du nombre de Palestiniens. Mais la distance morale et idéologique entre les deux positions du système politique est en effet très petite.

Après deux soulèvements dans les territoires occupés et un échec de l’effort diplomatique international qui a totalement ignoré la racine du conflit comme représentée ci-dessus, nous sommes maintenant revenus aux bases mêmes du conflit.

Imposer Au cours des six dernières années, avec le soutien total de son électorat juif, les gouvernements israéliens successifs ont essayé d’imposer par la force ce qui pour eux est la solution idéale. Cela consiste à emprisonner un grand nombre de Palestiniens dans les enclaves en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, un contrôle total via un système d’Apartheid de la minorité palestinienne en Israël, et le rejet catégorique de tout rapatriement des réfugiés palestiniens. Ce plan est entièrement soutenu par les États-Unis. La présidence néoconservatrice de Bush poursuit son propre unilatéralisme, en essayant d’imposer ses valeurs économiques et stratégiques au reste du monde par des moyens militaires et l’intimidation.

Seuls deux mouvements dans la région résistent à Israël et aux Etats-Unis. Malheureusement pour des gens de Gauche, comme moi, ils ne sont pas de notre école, mais nous devrions respecter leur détermination et leur volonté à résister à l’occupation et à la colonisation. Ce sont le Hamas et le Hizbollah. Israël pense qu’il a maintenant une fenêtre d’opportunité pour éliminer ces forces à Gaza et au Liban – et là-bas en Syrie et en Iran.

La guerre régionale qui se développe pourrait à court terme miner ces deux forces, mais à long-terme, cela pourrait signifier une confrontation israélienne non seulement avec le monde Arabe mais avec l’ensemble du monde Musulman. À ce moment-là, les Etats-Unis pourraient l’abandonner, et l’Etat Juif finirait comme le royaume des croisés à l’époque médiévale. Un désastre apparait donc indistinctement pour nous tous – les Juifs et les Arabes – et seule l’Europe pourrait l’éviter, si elle cessait d’être l’esclave de ses intérêts et des nôtres, des intérêts Américains et du Sionisme.

. . .

[1] Ilan Pappe est professeur à l’université de Haïfa. Cet article est paru pour la première fois dans Socialist Worker 2011, 29 juillet 2006 (www.socialistworker.co.uk)
[2] Lire : Il y a 70 ans la Palestine

Un petit clin d’œil à mamalilou

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  1. 6 Réponses à “Comprendre l’histoire d’Israël pour comprendre Israël aujourd’hui”

  2. Par hmida le 29 jan 2009 | Répondre

    « Le Sionisme est arrivé en Palestine à la fin du 19ème siècle en tant que mouvement colonialiste motivé par des impulsions nationales ».

    Il serait intéressant de savoir ce qui a motivé ces « impulsions nationales ».

    Et c’est avant tout la marginalisation des juifs dans les sociétés occidentales!

    C’est l’antisémitisme honteux des européens de l’Angleterre jusqu’en Russie, en passant par la France, l’Italie et l’Europe centrale.

    C’est ce qui a mené au nazisme dans la 1ère moitié du XXème siècle …

    Et c’est cet aspect des choses qui fait que l’occident – coupable et responsable – permet tout à Israel.

  3. Par Simpldespry le 29 jan 2009 | Répondre

    @ Hmida
    Je suis d’accord pour dire que ce qui nourrit ce nationalisme c’est, plus que tout autre chose, le sentiment de frustration dû au rejet des juifs par les pays occidentaux, malgré leurs efforts d’intégration assez réussi. Le nazisme était la goutte qui manquait!
    Par ailleurs, le sionisme essaye de se légitimer religieusement en faisant une lecture « subjective » de la Torah qui leur promettrait l’Erez Israel ou le « foyer » du peuple juif situé en terre sainte et s’étendant du Nil à l’Euphrate..

  4. Par mamalilou le 30 jan 2009 | Répondre

    je suis d’accord avec Hmida
    je l’ai déjà dit plusieurs fois
    première erreur de base décontextualiser
    oui les juifs étaient opprimés, pogroms et cie en Occident et le mode de vie sans territoire considérant le peuple juive sans nation juive n’était plus possible

    et oui les Palestiniens n’ont pas accepté de négocier ce qui pouvait l’être, étant eux-mêmes territorialistes, comment reconnaître ce droit à celui qui envisage de revenir aux source de sa culture…dans l’urgence de l’oppression et que l’on a laissé se faire exterminer avant de comprendre…(ça te rappelle qqc?!!)

    maintenant…
    la politique du nombre est totalement d’une mauvaise fois effroyable et délétère, je m’inscris en faux

    depuis quand la natalité – notamment soutenue par la culture, légitimise une quantité de terre proportionnée à la population!!!

    alors laissons la moitié exacte de la planète aux asiatiques qui a eux seuls représentent plus de la moitié de la population mondiale!!!
    réduisons le territoire canadien à son 8ème
    ça devrait leur suffire…!!
    non mais c’est dingue ce texte de propagande simpldespry
    ce soir je ne te suis pas
    mais alors pas
    c’est décevant
    ressaisis-toi enfin!!
    je sais que la situation est grave et douloureuse, mais ce n’est pas une raison pour niveler par le bas!

    que la situation soit immonde aujourd’hui ne légitimise pas ce ton partial!
    j’ai déjà donné d’autres références de site sur l’histoire locale et sur l’histoire du peuple juif aussi

    et les fautes commises de part et d’autre
    comme les actes manqués
    - notamment refuser de dialoguer par droit divin, « je suis un peuple arabe à part entière, rien n’est négociable »!! nier le problème quoi!!
    - entrer dans l’action terroriste…- c’est marrant t’en parles pas!!!
    - et pas seulement le fait qu’une partie du peuple juif ait envisagé l’épuration ethnique avant même de le subir lui-même en Occident…comme quoi à l’époque on n’en avait pas fini avec la barbarie…
    oui je sais toujours pas…le rwanda…l’angola…la yougoslavie…etc…

    oui oui ya eu plein d’erreurs
    et donc…?
    trouver l’initiateur de la première erreur donne raison à l’autre c’est ça?!!!!

    ben alors allons au bout du raisonnement…les juifs étaient dans la région les premiers…puisqu’on considère des peuples par leur religion…hein? ici?…
    bien avant les musulmans, que dis-tu de cela?
    qui s’est imposé alors?
    je provoque je sais, mais si tu veux faire de la mauvaise foi, tout le monde peut le faire!!!

    je maintiens que tu déroutes chacun sur une voie qui est un écueil
    celle du sale gosse qui dit « c’est eux qu’ont commencé »
    ce qui n’est pas vrai
    tu choisis une date de début
    moi je la place avant et toc!
    et après?
    de s’entendre sur le passé va t’apporter les excuses des ancêtres?
    tout le monde est mort parmi les fautifs de bases de part et d’autres qui nous ont légué ce merdier
    et alors
    hein les descendants doivent porter ce poids ad vitam aeternam?
    quelle fumisterie que tout ça
    on est pas assez grands pour faire table rase et faire avec le contexte d’aujourd’hui avec réalisme et un esprit positif et partageur!!

    la solution n’est pas dans le passé elle est dans le présent
    vous devez juifs d’Israël et musulmans de Palestine, non seulement ne pas oublier que vous n’êtes pas les seuls à voir cette Terre comme berceau de vos cultures respectives, et ça fait mal aux autres aussi ce que vous faites sur cette Terre…
    mais vous devez aussi cesser de vous renvoyer les responsabilités dos à dos…
    et que le peuple palestinien souffre injustement aujourd’hui, portant le poids des mauvais choix de certains d’entre eux et pas seulement celui de leurs « adversaires »..
    ce n’est pas une absolution de vos fautes ni une exemption de vos responsabilités présentes et à venir…

    est-ce qu’on peut entendre ce message, pour une fois, hein
    dis-moi, humain, est-ce stupide ce que je dis?

    quelle solution proposes-tu ?

    je ne vois ici comme ailleurs que plainte stérile et quasi plaisir masochiste à vouloir prouver par la déformation du passé une raison pour solutionner le présent en sa seule légitimité
    faut pas continuer sur cette voie, faut pas!

    ce qui se passe encore une fois ne légitimise pas la position de l’opprimé d’aujourd’hui, qui s’est discrédité hier par l’action violente, le refus infatué de dialogue et la victimisation
    délibérément je n’en rajoute pas aux fautes du peuple juif installé en une nation nommée Israël, que je n’associe pas au sionisme pragmatique qui détruit la réputation et la dignité de ce peuple. Je ne le fais pas ici, car tu t’en es déjà chargé suffisamment.

    alors du fond de mon coeur comme de mon mental raisonnable
    avec la mémoire juste de la vérité et non du désir érigé en vérité
    avec la prérogative du témoin impartial
    je te le dis

    la solution à terme n’est pas de resasser le passé truffé de pièges d’erreurs, de mensonges et de déformations historiques manipulatrices des deux côtés!!!
    l’urgence est de protéger le peuple faible en terme de défense, aujourd’hui.
    point.
    c’est intolérable ce qui se passe, on est d’accord.
    pour le reste, les actes devront être jugés internationalement avec circonspection certes et ça prendra du temps…c’est sûr…
    mais surtout, quid des responsabilités antérieures, il ne sera plus possible de créer un état mixte, désormais c’est carrément inconcevable et je ne crois pas non plus que deux états jouxtant puissent vivre sans se menacer, alors quoi? un état laïc et neutre?…pourquoi pas!
    je te le dis franchement, pourquoi pas un état neutre…ben quoi? c’est plus con que de se taper sur la figure peut-être?!!!

    bon allez on en reparlera…
    là j’ai sommeil…
    bonne nuit malgré tout
    avec cette déchirure au coeur qui nous ronge tous…

  5. Par Simpldespry le 30 jan 2009 | Répondre

    Je signale que le texte n’est pas de moi (voir titre) et, mamalilou, vous êtes bien placée pour le savoir ;-)
    Donc, si ton partial il y a, alors c’est le comble!!!!!
    Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec tout son contenu qui me semble tronqué de partout, mais résumé oblige.. Néanmoins, je l’ai trouvé excellent pour lancer le débat

    « la politique du nombre est totalement d’une mauvaise fois effroyable et délétère, je m’inscris en faux »
    La politique du nombre est fausse mais révélatrice, la politique de l’occupation est non seulement fausse mais abominable quelque soit les prétextes
    Je ne suis pas contre le fait que les juifs qui étaient déjà sur place puisse réclamer un État, un État qui devait d’ailleurs englober tous les autochtones de la Palestine sans distinction.. chose qui était bel et bien réelle à une certaine époque
    Je suis contre le fait qu’on veuille instaurer un État juif raciste (de l’avis même de l’ONU)
    Je suis contre le fait qu’on puisse bâtir une Nation sur le cadavre demi-vivant d’une autre nation
    Je suis contre le fait qu’on puisse déloger des autochtones pour les remplacer par des immigrants
    Je suis étonné du fait qu’on refuse au peuple Palestinien le droit de refuser.. mais bon, c’est peut être le poids du faraud qui détermine les positions

    « notamment refuser de dialoguer par droit divin »
    Se sont les juifs qui ont pris et qui continuent de prendre une telle position : Deutéronome 7:16 « Tu dévoreras tous ces peuples que Yahvé ton Dieu te livre, ton œil sera sans pitié »
    Les musulmans sont appelé par le Coran à bien traiter les gens du livres, à faire la paix avec tous ceux qui le veulent.. Mais le même Coran incite à l’autodéfense et à la résistance en cas d’oppression massive (de même que le droit internationale)
    Bien.. Parlant présent maintenant
    - Israël est un État à part entière // Palestine n’existe toujours pas
    - Israël a le droit de malmener les Palestiniens // Ce que fait ou fera Hamas est du terrorisme
    - Israël, État raciste, ne veut pas des non-goys chez elle // il y a 2.5 millions d’expulsés palestiniens réfugiés et qui réclament le droit de retour chez eux
    - Israël continu la colonisation // les palestiniens, eux, doivent négocier.. négocier une terre qui se repli de jour, en jour par des colonies juives
    - Israël possède la 3ime plus puissante armée du globe et possède la bombe atomique // le monde entier veille sur Gaza pour empêcher Hamas d’avoir ses feus d’artifice
    - Israël reçoit l’aide économique internationale lui garantissant la prospérité // le peuple palestiniens est sous blocus alimentaire
    je continu?

    Maintenant la solution, et je n’en voit pas 36:
    - Un État Palestinien vivable de part sa superficie et ses limites géographiques
    - Retour des expulsés
    Ce qui implique pour Israël:
    - Décolonisation
    - Laïcité
    et se sont deux choses que jamais Israël ne consentira, alors que faire? que faire?
    Dans cet impasse des choses le Hamas a entièrement raison

  6. Par mamalilou le 30 jan 2009 | Répondre

    :o ) oui oui le clin d’oeil je le comprends bien, d’autant que j’ai dirigé pour ma part vers un texte non tronqué de partout justement…

    ceci explique cela

    oui bien sûr il n’est pas question d’un état juif raciste, de génocide, pas plus que de vengeance infinie et de terrorisme au nom de l’oppression…

    mais rappeler uniquement que la politique d’occupation, le racisme… sans mettre en regard en face… c’est pas bien

    et lier natalité et légitimité territoriale c’est pas bien non plus, je le redis, c’est fâcheux.

    « refuser le droit aux Palestiniens de refuser »…c’est pas bien certes, c’est aussi le poids du retour sur faits…les Palestiniens ont refusé jadis la possibilité de discuter de leur légitimité à se prétendre dûment et exclusivement propriétaires en ces lieux
    je rappelle le contexte de l’époque, tous les états n’étaient pas dessinés et ça fritait sévère sur nombres de frontières à tracer dans la région début 20è siècle encore…
    c’était donc un très mauvais choix à l’époque…qui coûte maintenant…

    bon tu rappelles des textes…mais tu me siffleras quand ils seront appliqués…
    parce que franchement, tant qu’on attend les preuves de la sagesse de l’autre pour appliquer sa propre sagesse,…c’est sans issue
    et refuser de bien traiter un peuple parce qu’il vous traite mal de toute évidence ça vous porte les uns contre les autres …mais bon peut-être qu’il faut encore quelques morts pour comprendre (aïe, je suis sévère…)

    Je comprends qu’il faille se défendre, là tu parles au présent, manque de pot, la Palestine comme tu dis n’est pas reconnue donc n’a pas les moyens de le faire
    je défends la position du peuple indépendamment du fait qu’il soit reconnu comme nation
    pour moi le terme nation est un concept qui mène à la possessivité et au protectionnisme
    il n’a de sens que dans la logistique et l’organisation de la société, et pas de raison d’être autrement.
    je me suis déjà exprimée là dessus

    autrement je n’adhère pas du tout à la légitimité d’aucun peuple de s’imposer par rapport à un autre, c’est une question d’hospitalité simple, nous ne faisons qu’occuper la Terre qui ne nous appartient pas, on peut bien s’accueillir et s’entraider
    ya assez de place pour tout le monde,…
    il faut être honnête sur ce point

    les injustices que tu déclines sont indéniables et solution doit être trouvée
    je le répète cela n’autorise pas la partialité avec laquelle ce texte a été présenté, tout tronqué de ce qui lui conférait son impartialité

    il est vrai que les conditions acceptables que tu exposes sont incontournables
    mais elles ne justifient aucune méthode violente et ne valident aucune tactique de refus de dialogue
    vos orgueils respectifs vous perdent
    et comme l’Occident a déséquilibré le combat, le plus faible paye…
    maintenant, savoir s’il vaut mieux mourir que de négocier dans la situation d’injustice avec la patience de celui qui a raison et qui sait que la justice et l’équité verrons jour…plus tard…

    c’est à vous de voir, c’est sûr…
    on ne peut pas négocier ce qu’on veut quand on n’est pas en position de force…

    il faut être patient
    avec le recul, je me dis que l’option de refus de participer aux négociations puis d’entrer dans la spirale du terrorisme a eu pour conséquence de couper le soutien et la compréhension de l’Occident…
    il aurait fallu laisser les injustices se voir sans lutter par la force illégitime, non au regard du Coran mais de la Communauté internationale…
    Faisant passer le Coran avant cela, forcément les non musulmans n’ont pas soutenu la cause palestinienne en nombre suffisant…c’était le risque…
    mais ça c’est le recul…
    maintenant ce qui est fait est fait
    ya d’autres urgences que d’analyser le passé comme je t’ai dit
    on est au moins d’accord sur ce point.

    bon chouette un rai de soleil pour finir
    bonne fin de journée à toi

  7. Par Simpldespry le 1 fév 2009 | Répondre

    « oui bien sûr il n’est pas question d’un état juif raciste »
    « la politique d’occupation, le racisme… sans mettre en regard en face… c’est pas bien »
    Et que faire alors???????

    « il aurait fallu laisser les injustices se voir sans lutter par la force illégitime, non au regard du Coran mais de la Communauté internationale… »
    60 ans d’injustice n’ont-ils pas suffit????

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