Jeudi, 9 octobre 2008

L’occident est sous l’emprise d’une crise financière, la pire depuis celle de 1929, ses effets commencent à se faire sentir dans l’économie réelle et la mondialisation accélère sa propagation en effet domino à travers le reste du le monde.. Les experts dénoncent « la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la finalité discutable » et proclame une moralisation de l’économie de marché pour qu’elle soit « au service de l’Homme » (1).
« En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là« (2) C’est avec ces mots que l’éditorialiste français, Vincent Beaufils, décrit la situation et préconise le recours à la finance islamique. (Lire la suite…)
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Samedi, 4 octobre 2008

Il y a quelque temps, j’ai reçu un courriel d’un de mes lecteurs, il s’agit un enseignant de renom qui a décidé de donner zéro à un étudiant pour sa réponse à une question de physique, alors que l’étudiant revendiquait la note maximale.
L’enseignant et l’étudiant furent convenus de s’en remettre à un arbitre impartial, et c’est à moi, Simpldespry, qu’ils firent appel.
La question de l’examen est la suivante : « Montrez comment peut-on déterminer la hauteur d’un bâtiment à l’aide d’un baromètre« .
L’étudiant avait répondu ainsi :
» Montez le baromètre en haut de l’édifice, fixez-y une longue corde, laissez-la descendre au sol et remontez la, en mesurant la longueur de la corde. La longueur de cette corde est la hauteur du bâtiment« .
L’étudiant avait de bonnes raisons d’être corroboré puisqu’il avait réellement donné une réponse complète et exacte à la question ! Mais d’un autre côté, si on accréditait sa réponse, cela pouvait fort bien contribuer à décerner un diplôme de physique supérieure et avaliser la compétence en physique, alors que la réponse ne l’affirmait pas !
La réponse me parut tellement simple qu’elle aurait pu émaner d’un génie comme d’un cancre. Par conséquent, et curieux de savoir à qui j’avais affaire, J’ai proposé qu’on donne une autre chance à l’étudiant en lui accordant six minutes pour répondre à la question, en l’avertissant que la réponse devrait témoigner d’une connaissance de la physique.
Après cinq minutes, il n’avait rien écrit.
Je lui ai demandé s’il souhaitait abandonner, mais il dit qu’il avait bon nombre de réponses à cette question ; simplement, il réfléchissait pour savoir laquelle était la meilleure. Je m’excusai de l’avoir interrompu, et lui demandai de bien vouloir poursuivre.
Dans la minute qui suivit, il s’empressa de mettre au point sa réponse, ainsi libellée :
» Emmenez le baromètre en haut du bâtiment, et penchez-vous par-dessus le bord du toit. Laissez tomber le baromètre en enregistrant la durée de la chute au chronomètre. Alors, en employant la formule x=0.5*a*t^2, calculez la hauteur de l’édifice« .
A ce point là, j’ai demandé à mon collègue s’il renonçait. Il me l’accorda et donna à l’étudiant presque la note maximale.
Tandis que je quittais le bureau de mon collègue, je me suis rappelé que l’étudiant avait affirmé avoir d’autres solutions au problème, et je lui ai demandé desquelles il s’agissait.
« Voyons, dit l’étudiant, il y a de nombreuses manières d’évaluer la hauteur d’un bâtiment élevé à l’aide d’un baromètre. Par ex., on pourrait sortir le baromètre par un jour ensoleillé, et mesurer la hauteur du mercure, la longueur de son ombre, celle de l’ombre du bâtiment, et déterminer tout simplement par la méthode proportionnelle la hauteur de la construction« .
- « Impeccable », dis-je, » et les autres ? «
- » En effet, dit l’étudiant, il y a une méthode d’évaluation tout à fait primaire qui peut vous plaire. Dans ce cas, vous prenez le baromètre et vous commencez l’ascension de l’escalier. Tout en grimpant, vous marquez la longueur du baromètre en le reportant le long du mur. Ensuite, vous comptez le nombre de marques, cela vous donnera la hauteur du bâtiment en « unités barométriques ». C’est une méthode très directe. »
- » Oui, bien sûr « .
- » Si vous voulez une manière plus sophistiquée, vous pouvez attacher le baromètre au bout d’une ficelle, le faire osciller tel un pendule, et déterminer la valeur de « g » (accélération) au niveau de la rue et en haut de la construction.
De la différence entre les deux valeurs de « g », on peut en déduire en principe la hauteur du bâtiment.
En allant dans le même sens, on peut prendre le baromètre en haut du bâtiment, y attacher une longue corde, le faire descendre juste au niveau du sol, et puis le balancer en guise de pendule. On peut ensuite évaluer la hauteur de l’immeuble en fonction de la période de l’oscillation « .
« Finalement », dit-il pour conclure, « il y a beaucoup d’autres moyens de résoudre le problème. Le meilleur consiste sans doute à emmener le baromètre au sous-sol, frapper à la porte du responsable, et quand il répond, vous lui parlez en ces termes : » Monsieur l’intendant, j’ai là un joli baromètre. Si vous m’indiquez la hauteur du bâtiment, je vous en fais cadeau « .
Arrivé à ce point, je demandai à l’étudiant s’il ne connaissait vraiment pas la réponse convenue de cette question d’examen. Il concéda qu’il le savait, mais dit qu’il en avait par-dessus la tête des enseignants de lycée qui essayaient de lui apprendre à penser.
NB : Cette célèbre histoire aurait été publiée dans le Reader’s Digest en 1958 et elle se serait transformée au fil du temps en une anecdote supposée réelle et attribuée à Niels Bohr, devenant ainsi une légende moderne. On peut se demander si le recours à cette personne célèbre n’est pas une manière de transformer une anecdote amusante en un pamphlet contre la « rigidité de l’enseignement scolaire » opposée à la « créativité ». (source: Wikipedia)
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