Trois histoires anodines
« A la guerre.. il n’y a pas de gagnants, il n’y a que des perdants » Sir Arthur Neville Chamberlain
Nous étions enfants, 5 ou 6 ans à l’époque, nous jouions dans la rue près de chez nous, 3 individus en uniformes frappent à la porte de Lalla Aicha, la vielle dame qui demeure à côté.. Je ne me rappelle pas avoir vu quelqu’un d’étranger frapper à sa porte auparavant, à ce que je sache, elle a toujours habité seule et personne ne venait perturber sa retraite, jusqu’à ce jour.. La bonne femme ouvrit la porte, un sourire hésitant sur les lèvres, l’un des 3 visiteurs, le plus jeune je présume, lui murmure quelques mots et c’est à ce moment précis que notre jeu s’interrompît aux sanglots de notre voisine solitaire..
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Je l’aimais bien Monsieur Mustapha, non pas parce que c’est un valeureux soldat qui défendait notre patrie, mais parce qu’il me gâtait de friandises chaque fois qu’il nous rendait visite à la maison, c’était un ami de mon père, un ami d’enfance, il était tout le temps joyeux et souriant, je dis bien qu’il l’était, parce que depuis ce jour-là, c’est devenu différent.. Il m’a paru profondément triste lorsqu’on lui a rendu visite à l’hôpital militaire mon père et moi.. Il était là, mais absent d’esprit.. il ne parlait presque plus.. c’était un homme effondré ! Il allait bien pourtant, malgré les quelques pansements qui l’ornaient de blancheur..
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Le temps passa vite, j’avais presque tout oublié, mais l’année dernière je rencontre Abdelmajid, un homme dans la cinquantaine, maigre, d’un visage creux qui porte les cicatrices du temps.. il est originaire de l’oriental, il s’est installé avec sa petite famille dans un petit village de l’Atlas, il avait acquis un lot de terrain qu’il comptait bien construire une fois revenu, puis il est parti plein d’espoir pour un futur meilleur.. Malheureusement, son retour tarde.. tarde tellement que sa famille perde tout espoir en son retour, sa femme s’est remarié, son fils l’a oublié, d’ailleurs il ne l’a pas vraiment connu puisque trop jeune lors de son départ.. et le lot de terrains? Perdu, lui aussi, entre paperasse et rouages administratifs.. Mais un jour il revint, tel le printemps suivant un long hiver.. un hiver qui a duré plus de 25 ans!

3 Réponses à “Trois histoires anodines”
Par zitzitune le 8 mar 2010 | Répondre
salam alaikoum
Belles histoires bien qu’anodines.
En les mettant bout à bout cela donnerait un beau livre à lire.
Zitzitune sans O.
Par Simpldespry le 8 mar 2010 | Répondre
@ Zitzitune sans Eau
Wa 3alaykom assalam
Je ne crois pas que le « livre » soit si beau que ça
Par zitzitune le 8 mar 2010 | Répondre
salam alaikoum
Eh oui, zitzitune pure
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Si si, une histoire, plus une histoire, plus une histoire, ……, fairaient un livre d’histoires. Continue.
Bon je crois que j’ai besoin d’aller me reposer.